Cameroun-Tchad: un pont et une voie ferrée pour relier les deux pays

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Le 20/03/2017 à 17h07, mis à jour le 20/03/2017 à 17h12

La Banque africaine de développement (BAD) et l’Union européenne (UE) vont apporter leurs concours financiers aux projets de pont et de voie ferrée devant relier le Cameroun au Tchad. Deux ouvrages qui ne manqueront pas de renforcer la coopération régionale.

Kiosque le360 Afrique. Un pont enjambant le fleuve Logone et une voie ferrée reliant les deux pays, voilà en substance deux projets qui ne manqueront pas d’avoir un impact positif sur les relations économiques entre le Cameroun et le Tchad.

C'est la raison pour laquelle les délégations de la Banque africaine de développement (BAD) et de l’Union européenne (UE) venues s’enquérir des deux projets sont reparties très satisfaites.

Les équipes en charge des questions économiques de la BAD et des infrastructures de l’UE étaient en «mission de préparation et de réévaluation de deux projets importants qui concourent à l’intégration régionale. A savoir, le projet construction du pont frontalier entre Yagoua (Cameroun) et Bongor (Tchad) et le projet d’aménagement d’une voie de chemin de fer entre Ngaoundéré et Ndjamena», selon Investir au Cameroun.

Il faut souligner que le futur pont sur le fleuve Logone, long de 700 m, comprendra une route de raccordement sur environ 10 km de part et d’autre des villes de Yagoua et Bongor et des aménagements connexes.

Ce projet, d’un coût global estimé à 72 milliards de FCFA (110 millions d’euros) bénéficie du soutien de l’Union européenne qui s’est engagée pour un cofinancement à hauteur de 40 millions d’euros (26,2 milliards de FCFA), sous forme de don.

Quant au second projet, il porte sur la réalisation du chemin de fer entre Ngaoudéré et Ndjamena. Il nécessitera un investissement de 1.500 milliards de FCFA, soit environ 2,28 milliards d’euros. Selon le site d'information camerounais, «les échanges se sont focalisés d’une part, sur les possibilités d’élaborer un rétroplanning avec pour objectif de lancer la phase des études au cours de l’année 2017 et la responsabilité de chacune des parties impliquées».

Enfin, pour le Cameroun, «l’aménagement de cette voie ferrée entre dans le cadre de la mise en œuvre du vaste Plan directeur ferroviaire national d’un coût prévisionnel de 15.000 milliards de FCFA (30 milliards de dollars)», indique Investir au Cameroun.

Par Kofi Gabriel
Le 20/03/2017 à 17h07, mis à jour le 20/03/2017 à 17h12