Cameroun. Liberté de la presse: la protection et la sécurité des journalistes au menu

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Le 04/05/2018 à 08h42, mis à jour le 04/05/2018 à 11h18

Plusieurs activités ont émaillé la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, sous l’égide du Syndicat national des journalistes du Cameroun. Le mot d’ordre du jour était: protection et sécurité des professionnels des médias.

Ce 3 mai était Journée mondiale de la liberté de la presse. La réflexion cette année était axée autour de «Médias, justice et état de droit: les contrepoids du pouvoir», thème arrêté par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

Occasion de se pencher sur les questions des médias et de la transparence du processus politique, de l’indépendance du système judiciaire et de ses connaissances en matière de médias, ainsi que de la responsabilité des institutions de l’Etat vis-à-vis du public.

Au Cameroun, la célébration a été marquée par plusieurs activités organisées à travers le pays par le Syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC), la plus grande organisation professionnelle des professionnels des médias du pays.

A Douala, la métropole économique, se sont tenues les universités du SNJC. Ici, les participants se sont penchés par exemple sur les enjeux du développement et de la structuration du syndicat. Dans les régions de l’Est et de l’Ouest, une conférence-débat a permis aux professionnels des médias de débattre du thème de cette 25e édition.

A Yaoundé, la journée a notamment été marquée par la visite de la section locale du SNJC dans les locaux de plusieurs médias de la capitale. Objectif: sensibiliser, informer sur les missions et le rôle du syndicat et appeler à une forte adhésion des journalistes, explique Monique Ngo Mayag, trésorière nationale du SNJC.

«Nous sommes pour la protection et la liberté des journalistes. C’est un défi du SNJC, et nous avons tenu à l’indiquer clairement dans la déclaration solennelle que nous avons présentée aux journalistes. Tant qu’il n’y aura pas de protection et de sécurité pour les journalistes, il n’y aura pas une presse libre. C’est une fierté pour nous d’être dans ce corps de métier qui, aujourd’hui au Cameroun, tente de se structurer autour de notre syndicat», indique le président du SNJC, Denis Kwebo.

Pour rappel, le Cameroun occupe la 129e place (sur 180) du classement mondial de la liberté de la presse 2018 publié le 25 avril dernier par Reporters sans frontières (RSF). Soit une place de gagnée par rapport à l’année dernière. Malgré cette légère progression, les journalistes ne sont pas libres d’exercer leur métier parce que les autorités de Yaoundé «font régner une atmosphère de crainte et d’autocensure», selon RSF.

Par Tricia Bell (Yaounde, correspondance)
Le 04/05/2018 à 08h42, mis à jour le 04/05/2018 à 11h18