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Afrique-Energie: la BAD prévoit 12 milliards de dollars d’investissement en 5 ans

Mise à jour le 15/03/2017 à 15h41 Publié le 15/03/2017 à 13h41 Par notre correspondant à Abidjan Georges Moihet

#Economie
Siège BAD
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#Côte d’ivoire : La Banque africaine de développement (BAD) compte mobiliser 12 milliards de dollars d'ici 5 ans pour réduire le déficit énergétique en Afrique. L’engagement a été pris par Akinwumi Adesina, le président de l’institution, à la faveur du lancement du rapport de l’Africa progress panel (APP).

620 millions d’Africains n’ont pas accès à l’électricité, soit environ la moitié de la population du continent. Cette situation pèse lourdement sur les efforts de développement des économies et nécessite de ce fait une réelle «volonté politique» de la part des Etats africains, note le rapport de l’Africa Progress Panel (APP) intitulé «Lumière, puissance, action: électrifier l’Afrique» et présenté ce lundi 1er mars au siège de la BAD (Banque africaine de développement) à Abidjan.


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Pour cet effort qui se doit d’être collectif, la BAD, dans le cadre du New Energy Deal, s’engage à mobiliser des investissements à hauteur de 12 milliards de dollars sur le continent noir dans les cinq prochaines années, a indiqué Akinwumi Adesina, à la faveur de la présentation du rapport. L’objectif est de «raccorder 130 millions de personnes au réseau (électrique), d'alimenter 75 millions de personnes hors réseau, et de permettre à environ 150 millions de personnes d’avoir accès à une énergie propre pour cuisiner», a-t-il indiqué.

«Il faut tout mettre en œuvre pour réduire le déficit énergétique du continent africain», a insisté Adesina qui relève qu’«aujourd'hui, les Singapouriens utilisent 8.840 kWh par habitant contre 250 kWh en Côte d'Ivoire», alors que «dans les années 1950, ces deux pays avaient un PIB par habitant comparable».


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«Nous ne pouvons plus nous limiter aux approches traditionnelles d’extension du réseau qui ne sont plus viables», conseille pour sa part Koffi Anan, l’ex-secrétaire général des Nations unies, qui préside l’APP. D’où la nécessité pour les Etats de «mettre en place, poursuit-il, des plans intégrés, des politiques adéquates pour assurer cette transition énergétique en Afrique». Une option que compte s’approprier la BAD et qui permettra de fournir en électricité plus aisément aux populations grâce à la mise en place d’infrastructures et de réseaux de distribution de proximité.

L’APP est une organisation fondée en 2007 et dont la mission consiste à veiller à ce que les engagements de la communauté africaine à l’égard de l’Afrique soient honorés. Il compte au nombre de ses membres, outre Koffi Anan, ex-secretaire général de l'ONU, Michel Camdessus, ex-directeur général du FMI. 
 
Le 15/03/2017 Par notre correspondant à Abidjan Georges Moihet

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