Côte d’Ivoire: des hackers dévoilent les techniques des cybercriminels

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Le 05/01/2017 à 07h28, mis à jour le 05/01/2017 à 08h53

Redorer l’image de la Côte d’Ivoire, considérée comme un sanctuaire de cybercriminels, c’est l'initiative de la section ivoirienne de l’Association de recherche en sécurité informatique (ISRA-CI), une plateforme de lutte contre la cybercriminalité.

Il s’agissait pour l’organisation, qui regroupe des jeunes hackers, dont des cybercriminels repentis, d’échanger autour de nouvelles techniques d’arnaques utilisés ou susceptibles de l'être par les cybercriminels afin d’alerter et sensibiliser sur leurs méthodes.

«Nous mettons en scène les principaux acteurs, à savoir les hackers ou cybercriminels qui viennent présenter les technologies qu’ils utilisent», a expliqué Yao N’Cho, président de l’ISRA-CI.

Vidéo. Gare aux cybercriminels ghanéens

L’édition 2017, baptisée «Transition 2016/2017», a donc permis de faire un bilan des recherches et découvertes en matière de sécurité informatique. Ainsi comme découvertes, les hackers ont présenté des techniques utilisées pour automatiser des prélèvements sur les comptes mobile money de tierces personnes. Ils ont dévoilé par exemple le code #144*6*2*1# auxquels les Ivoiriens doivent faire attention au cas où ils recevaient un appel leur demandant de le composer.

Ils ont en outre démontré qu'il était très facile d'usurper un numéro de téléphone afin de se faire passer pour quelqu'un d'autre ou de prétendre être dans un autre pays. Idem pour les SMS.

Des experts de pays francophones en conclave contre la cybercriminalité

Ce regroupement de jeunes est dirigé par un autre prodige en informatique, Yao N’Cho. Ce dernier, selon la presse ivoirienne, avait été appelé en soutien par le camp Bongo lors de la crise électorale au Gabon, pour contrer son compatriote, Yeo Sihifowa, le hacker ivoirien qui avait été arrêté pour avoir piraté le système informatique de la commission électorale gabonaise pour le compte de Jean Ping.

La rencontre qui a vu la présence du ministre de l’Economie numérique, Bruno Koné, vise au-delà de sa vocation de sensibilisation, de montrer l’utilité ou l’usage que les gouvernants peuvent faire de ces génies informatiques souvent oisifs qui cèdent aisément à l’appât du gain facile.

Par Georges Moihet (Abidjan, correspondance)
Le 05/01/2017 à 07h28, mis à jour le 05/01/2017 à 08h53

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