Depuis 2020, la loi ghanéenne permet la culture du cannabis avec un taux de THC inférieur à 0,3% pour une utilisation thérapeutique, devenant le premier - et encore le seul à ce jour - pays d’Afrique de l’ouest à l’autoriser.
L’usage du cannabis à titre récréatif y est toujours prohibé.
Le Ghana manque actuellement de semences de cannabis à faible teneur en THC utilisées pour la production médicale, ce qui signifie que toutes les semences doivent être importées sous licence.
Créer une filière locale de production permettrait de créer une chaîne de valeur et une industrie potentiellement lucrative.
Le ministre de l’intérieur ghanéen, Muntaka Mohammed-Mubarak, a annoncé jeudi les règles que devront respecter les aspirants producteurs de cannabis thérapeutique dans le pays.
«Nous ne vous accorderons pas de licence si vous ne nous montrez pas à qui vous allez le vendre. Vous devez avoir un acheteur», a déclaré le ministre à l’occasion d’une conférence de presse.
Les opérateurs devront obtenir plusieurs permis spécifiques à chaque activité tout au long de la chaîne de valeur, y compris des licences distinctes pour la culture, la transformation, le transport, l’importation et l’exportation.
«Si nous faisons les choses correctement, les bénéfices suivront», a expliqué le ministre, en insistant vouloir avant tout «mettre l’accent sur la sécurité publique».
Les agences de sécurité déploieront des outils de surveillance, notamment le suivi GPS, la surveillance par drone et des inspections inopinées des installations agréées afin d’empêcher les fuites vers le marché noir, a-t-il aussi détaillé.
Les sites agréés devront être situés à au moins 100 mètres des écoles et des zones résidentielles, et les exploitants devront présenter des rapports trimestriels.
Plusieurs pays africains, dont le Lesotho, l’Afrique du Sud et le Zimbabwe, ont pris des mesures pour légaliser la production de cannabis médicinal ces dernières années, afin de tirer des revenus d’exportation de ce marché mondial en pleine croissance.




