Le document, relayé lundi par la presse locale, identifie sept projets miniers à un stade avancé susceptibles de transformer l’économie du pays, alors que le secteur contribue actuellement à moins de 1% du produit intérieur brut (PIB), malgré d’importants gisements d’uranium, de graphite, de terres rares, de rutile et de niobium.
Les réformes envisagées pourraient porter les recettes annuelles du secteur à environ 600 millions USD, soit une hausse de 50% par rapport aux 400 millions attendus dans un scénario sans changement majeur à l’horizon 2040.
Le programme prévoit également de mobiliser 3,6 milliards de dollars d’investissements privés, de créer 2.800 emplois directs dans les activités minières et jusqu’à 8.300 emplois dans la construction.
Le rapport relève toutefois plusieurs obstacles, notamment l’approvisionnement électrique irrégulier, les infrastructures de transport insuffisantes, les pénuries de devises et la lenteur des procédures d’octroi de licences.
Le Groupe de la Banque mondiale prévoit environ 70 millions de dollars pour soutenir les chaînes de valeur minières, améliorer les données géologiques et renforcer les capacités institutionnelles.
Le ministre des Mines, Thoko Tembo, a souligné que le secteur devait servir de levier à l’industrialisation et à la transformation économique, tout en garantissant une exploitation responsable et transparente des ressources.
Le programme sera mis en œuvre de 2026 à 2030, avec des objectifs à long terme fixés à 2040.
