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#Politique

Guinée: l'opinion publique contre les sanctions imposées par la Cédéao au Mali

Mise à jour le 21/01/2022 à 11h35 Publié le 21/01/2022 à 11h33 Par notre correspondant à Conakry- Mamadou Mouctar Souaré

#Guinée : L'opinion publique guinéenne est majoritairement contre les sanctions imposées par les pays de la Cédéao au Mali, notamment concernant la fermeture des frontières et le blocage des comptes de l'Etat et des entreprises maliennes auprès des banques commerciales et centrales des pays membres.


Près de deux semaines après les sanctions annoncées de la Cédéao contre le Mali et la décision du gouvernement guinéen à Conakry de maintenir ses frontières terrestres, maritimes et aériennes ouvertes avec le pays de Assimi Goita, la polémique enfle. Cependant, l'opinion publique guinéenne est majoritairement contre les sanctions imposées par les pays de la Cédéao au Mali.

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Dans un communiqué publié ce lundi 10 janvier 2022, le président de la transition guinéenne a fait remarquer à la Cédéao que la Guinée n’a pas été associée à la décision du 4e sommet extraordinaire des chefs d’États relative aux sanctions prises contre le Mali et que par conséquent, la Guinée restait solidaire au Mali. Une décision que Valentin Kaba, étudiant guinéen en droit, dit comprendre. Selon lui, «la Cédéao ne se soucie pas de la dictature des chefs d'Etat une fois au pouvoir. Elle ne se soucie pas de la limitation des mandats. C'est une solidarité entre chefs d'Etats. Voilà pourquoi je comprends le soutien et la solidarité du CNRD à la junte au pouvoir au Mali».

D’après Tolno Remon, un autre citoyen de Conakry, «la Guinée et le Mali sont des pays frères. Nous sommes tous dans le même problème. Le coup d'état malien à les mêmes visées que le coup d'état guinéen, sortir nos pays de la crise. Donc, si la Cédéao décide de sanctionner le Mali, nous les Guinéens ne pouvons que soutenir les Maliens».

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Il convient de rappeler qu’aujourd’hui, la Guinée et le Mali semblent obligés de jouer la carte de la solidarité. Beaucoup de Guinéens estiment que le problème malien n'est pas lié aux élections, c'est avant tout un problème sécuritaire.
Le 21/01/2022 Par notre correspondant à Conakry- Mamadou Mouctar Souaré