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Vidéo. À la découverte de Bozos, gardiens du fleuve Niger

Mise à jour le 23/01/2021 à 10h47 Publié le 23/01/2021 à 10h34 Par notre correspondant à Bamako Diemba Moussa Konaté

#Economie
Mali: à la découverte des bozos, pêcheurs gardiens du fleuve
© Copyright : Le360 / Diemba Moussa Konaté

#Mali : Avec l’avènement de nouvelles techniques concurrentes pour l'exploitation des poissons d'eau douce, notamment l’aquaculture ou l'utilisation de bateaux à moteur, la pêche traditionnelle menée par les Bozos, "ces gardiens du fleuve" à bord de petites pirogues, est à la peine.

Les pêcheurs traditionnels bozos constatent avec regret la disparition progressive des poissons dans le fleuve Djoliba, le Niger qui traverse le Mali de part en part et qui fait partie tant de leur identité de pêcheurs que de celle de Bamako.

La pêche, activité traditionnelle qui définit ce peuple, ne leur permet plus de subvenir à leurs besoins. Ils passent de longues heures sur le fleuve pour ne sortir que quelques poissons. Selon eux, le fleuve n'offre plus aux poissons des endroits où se multiplier à cause des nombreuses activités humaines, mais également de la pollution venant des villes.


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De nouvelles techniques auxquelles les Bozos n'ont pas encore eu le temps de s'adapter ont fait leur apparition, notamment l'aquaculture qui fournit de plus en plus la capitale malienne. De même, l'amélioration des infrastructures et de la logistique permet d'acheminer le poisson pêché en mer dans les pays voisins vers le Mali. Une nouvelle page est en train de se tourner pour ces pêcheurs de pères en fils, depuis plusieurs générations.



Le 23/01/2021 Par notre correspondant à Bamako Diemba Moussa Konaté