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Mali. Transition démocratique: la Cédéao maintient les sanctions après l'investiture du président

Mise à jour le 25/09/2020 à 16h11 Publié le 25/09/2020 à 14h45 Par Le360 Afrique - Afp

#Politique
Junte militaire malienne

Le colonel Assimi Goïta (au centre), président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP).

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#Mali : Les voisins ouest-africains du Mali ont maintenu vendredi les sanctions imposées à la suite du coup d'Etat militaire du 18 août, refusant de se contenter de l'investiture d'une président de transition le jour même et insistant sur la nomination urgente d'un Premier ministre civil.

Les sanctions "seront levées lorsqu'un Premier ministre civil sera nommé", dit un communiqué lu devant la presse par le président de la commission de la Communauté des Etats ouest-africains (Cédéao), Jean-Claude Kassi Brou. Le texte évoque "l'importance et l'urgence" de la nomination d'un Premier ministre civil.

La Cédéao a imposé un embargo sur les flux commerciaux et financiers avec le Mali deux jours après le coup d'Etat du 18 août, pour obtenir un retour à l'ordre constitutionnel. La junte au pouvoir estimait avoir fait l'essentiel en faisant prêter serment vendredi à Bah Ndaw, en qualité de président d'une transition qui ramènerait les civils à la direction du pays au bout de plusieurs mois.


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La Cédéao dit dans le communiqué "prendre acte" de l'investiture de Ndaw et le félicite. Mais l'organisation s'inquiète de l'emprise conservée par les militaires dans la transition.

Ndaw est un colonel à la retraite, ancien ministre de la Défense. A ses côtés, il a un vice-président qui a aussi prêté serment vendredi et peut remplacer le président en cas de destitution, selon le plan de transition retenu par la junte.

Or ce vice-président n'est autre que le chef actuel de la junte, le colonel Assimi Goïta.


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La Cédéao souligne dans son communiqué "l'impossibilité pour le vice-président de remplacer le président de la transition". L'organisation réclame une version "finale et officielle" de ce plan de transition intitulé "charte" et invoqué vendredi à de multiples reprises pour légitimer l'investiture du président et du vice-président.

Elle demande la dissolution de la junte, ainsi que la libération des personnalités civiles et militaires arrêtées lors du coup d'Etat, dont l'ancien Premier ministre Boubou Cissé.
Le 25/09/2020 Par Le360 Afrique - Afp