Diourbel (centre du Sénégal) 42,8°c (soit 9 degrés de plus que la normale saisonnière), Linguère (centre Nord du Sénégal), 42°c degrés (+8°), Kayes (ouest du Mali), 41,6°c degrés (+8°), Nouakchott (sur l’Atlantique) 39,6°c (+10°c), etc. Les températures sont en hausse de manière exceptionnelle au Sahel alors qu’en cette période de l’année, elles sont généralement basses.
Ce fait, imputable aux changements climatiques, est particulièrement frappant pour deux pays côtiers -la Mauritanie et le Sénégal- et l’ouest du Mali.
Les températures relevées ce samedi dans différentes localités de ces pays illustrent parfaitement la réalité d’une canicule inhabituelle et pourtant «durable» selon un bulletin de «Météo Consult-France».
Ce tableau indique que la Mauritanie, le Sénégal et une partie du Mali «subissent une canicule hivernale avec des températures qui dépassent les 40°c et établissent de nouveaux records pour un mois de décembre» avec 8°c de plus que la moyenne saisonnière.
La canicule fait des victimes à la maison centrale d’arrêt de Bamako
Elle est expliquée «par la prédominance de vents d’Est soufflant du désert vers le littoral et alliés à une bulle d’air anormalement chaud en altitude (25°c à 1500 mètres d’altitude, une valeur plus classique en plein été qu’en début d’hiver)».
Ces facteurs contribuent à maintenir les températures à des niveaux très élevés.
Ainsi, jusqu’à jeudi prochain, il n’est pas prévu de baisses significatives des températures qui resteront situées 5°c à 7°c degrés au dessus des normes.
Le retour à «des températures saisonnières» et à un climat plus doux est attendu pour le week-end prochain avec des maximales qui ne dépasseront pas les 33°c à 35°c.
Le Sahel est connu pour des températures élevées, les plus chaudes de l’hémisphère nord. Une zone dans laquelle, en été, de juin à septembre, les températures maximales dépassent souvent les 45°c.