Il a également affirmé que «tous les citoyens en âge de se battre» seront «formés et appelés au besoin».
La junte burkinabè, dirigée par le capitaine Ibrahim Traoré depuis un coup d’Etat en septembre 2022, n’arrive pas à endiguer les violences de groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation Etat islamique qui ont fait des milliers de morts depuis une décennie.
Il s’appuie déjà sur des supplétifs civils pour aider l’armée, les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), qui paient un lourd tribut dans les attaques.
«Dans un contexte de révolution progressiste populaire, qui appelle donc à la défense patriotique, tous les citoyens en âge de se battre, de défendre la patrie, ou de participer dans une quelconque crise humanitaire et autres, seront formés et appelés au besoin dans ladite réserve», a déclaré vendredi le ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général Célestin Simporé.
«D’ores et déjà, 100.000 réservistes seront recrutés et formés d’ici la fin de l’année 2026», a-t-il annoncé à l’issue d’un conseil des ministres délocalisé à Bobo-Dioulasso, deuxième ville du pays.
Il n’a pas détaillé les modalités de recrutement.
Cette décision rentre dans le cadre d’un projet de loi adopté par le gouvernement lors du Conseil des ministres, pour le «renforcement des capacités opérationnelles de défense, la structuration des viviers des réservistes immédiatement mobilisables» et «la promotion de la souveraineté nationale par la mobilisation des ressources internes».
Le projet de loi devra être adoptée par l’Assemblée législative du peuple, un vote sans enjeu dans un organe créé par la junte.
Après avoir tourné le dos à la France et chassé son armée, le Burkina s’est allié avec le Niger et le Mali voisins, eux aussi dirigés par un régime militaire, au sein de la confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES).
Tous trois nouent des liens avec la Russie.
Le Niger et le Mali ne sont pas non plus épargnés par les violences.
Samedi matin, au Mali, des combats étaient en cours à la périphérie de la capitale Bamako et dans plusieurs localités dans l’intérieur du pays entre militaires et «groupes terroristes» ayant attaqué notamment des casernes, a annoncé l’armée malienne.
