Au Niger, la dynamique de lutte contre l’insécurité franchit une nouvelle étape. Les autorités militaires ont annoncé à l’issue d’un conseil des ministres «la mobilisation générale» et des «réquisition» de personnes et de biens pour une plus grande efficacité dans la lutte contre le jihadisme qui continue d’endeuiller des familles entières à travers le pays.
«C’est une mobilisation qui appelle toute la population à se mobiliser pour apporter son soutien aux autorités. Certes, il y aura certaines couches de la société qui seront temporairement mobilisées que ce soit dans le domaine de la sécurité ou de la logistique» explique Mourtala Mahamadou Guimba, analyste politique.
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Cette décision intervient alors que le pays est miné depuis une dizaine d’années par des attaques meurtrières de groupes jihadistes liés à Al-Qaïdaet à l’organisation État islamique. Elles ont fait près de 2.000 morts depuis le début de l’année, selon l’ONG Acled, qui documente les conflits dans le monde.
Sauf qu’à Niamey cette mesure ne fait pas l’unanimité en dépit de l’adhésion de larges pans de la société.
«Personnellement, je soutiens cette nouvelle décision de nos dirigeants, pourvu qu’elle permette de finir définitivement avec l’insécurité dans notre pays», explique Mamoudou Gnandou, citoyen nigérien. Un avis partagé par Harouna Soumana qui soutient que «nous accueillons favorablement tout ce qui contribue à rétablir la sécurité à travers notre territoire national. Nous souhaitons bonne chance à nos autorités dans cette initiative, qui doit bénéficier du soutien de tous les citoyens nigériens».
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Il faut noter que c’est la première fois que le Niger expérimente la mobilisation générale et des réquisitions de personnes et de biens depuis son accession à l’indépendance en août 1960.
