Pour l’année scolaire 2026-2027, la Côte d’Ivoire renoue avec le principe du manuel scolaire unique à travers une liste nationale corrigée et consolidée couvrant les enseignements préscolaire, primaire et secondaire général.
Une décision qui reçoit un accueil globalement favorable des parents d’élèves et des apprenants qui y voient une mesure susceptible de réduire les charges et les disparités et de faciliter l’harmonisation des apprentissages.
Dans les librairies, les parents s’activent à compléter les fournitures de leurs enfants. La question des manuels scolaires occupe une place importante à chaque rentrée des classes.
Entre plusieurs dépenses, les parents doivent également faire face à l’épineuse problématique de la recherche des manuels pour les enfants. Ce fardeau n’est plus qu’un souvenir.
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Cette année, une nouvelle donne s’impose : des manuels scolaires et supports didactiques uniformes, conformément à la liste nationale publiée par le ministère de l’Éducation nationale.
Ainsi, dans le cadre du renforcement de la qualité des apprentissages et de l’efficacité du dispositif pédagogique, le ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique a pris la circulaire modificative du 13 août 2026 qui publie la liste unique nationale corrigée et consolidée des manuels scolaires et supports didactiques pour l’année 2026-2027, en abrogeant la circulaire du 3 juillet 2026.
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«À cet effet, une liste nationale de manuels scolaires et supports didactiques retenus au titre de cette année a été élaborée. Elle couvre l’enseignement préscolaire, primaire et secondaire général, ainsi que les supports complémentaires nécessaires à certaines disciplines», indiquait Aminata Doukouré Nuridine, directrice de la Pédagogie et de la Formation continue (DPFC) du ministère de tutelle lors de la réunion de rentrée scolaire 2026-2027, le 4 septembre.
Pour de nombreux parents rencontrés à Abidjan, la décision arrive à point nommé. «On souffrait énormément nous qui avons des enfants dans différents établissements. Il nous fallait parfois acheter plusieurs livres pour une même matière parce que les établissements n’avaient pas toujours les mêmes prescriptions. Cette année, on sait quels manuels chercher et cela facilite beaucoup les achats», témoigne Losséni Doumbia, parent d’élève.
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Une autre parente y voit surtout un moyen de mieux maîtriser le budget familial. «La rentrée représente déjà beaucoup de dépenses. Si les enfants utilisent les mêmes livres, cela nous évite des achats supplémentaires. Il y a des livres qui trainent à la maison qu’on ne pouvait pas donner au prochain parce que tout changeait chaque année», estime Zamblé Touvoli.
Chez les élèves également, la mesure semble avoir des effets positifs sur l’organisation du travail scolaire. Avec des supports identiques d’un établissement à l’autre, il leur est possible de disposer des mêmes outils pédagogiques que les autres élèves, quel que soit leur lieu de scolarisation.
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«C’est plus facile pour nous parce que nous avons les mêmes livres que les autres élèves. On peut travailler ensemble et suivre plus facilement les exercices demandés par les enseignants», explique une élève.
Pour un autre apprenant, le changement pourrait également faciliter la continuité des études en cas de changement d’établissement. «Si un élève change d’école, il peut continuer à utiliser les mêmes manuels. On peut même utiliser les livres des grands frères ou passer nos manuels à nos petits frères. Cela évite de devoir tout racheter», souligne-t-il.
Sur le terrain, les parents restent vigilants. Ils souhaitent que cette règle soit effectivement suivie par tous les établissements afin que l’harmonisation ne se traduise pas, dans la pratique, par de nouvelles dépenses.
