Machines agricoles: comment des artisans locaux répondent aux besoins des producteurs

Des décortiqueuses de riz fabriquées localement par des artisans.

Le 02/02/2026 à 11h37

VidéoAu Mali, des artisans comme Mohamed Ouattara incarnent une solution locale et durable avec des décortiqueuses 100% maliennes adaptées aux besoins des producteurs. Focus sur un réseau d’ateliers où compétences techniques et transmission font système.

Au Mali, ils sont nombreux, les menuisiers métalliques, à travailler le fer; mais beaucoup d’entre eux ne savent pas fabriquer de décortiqueuses. Mohamed Ouattara fait partie de ceux qui excellent dans ce domaine. Il évolue dans ce secteur depuis plus de deux décennies. Il encadre de nombreux apprentis, qui se disent fiers d’apprendre à ses côtés. Son activité consiste à fournir aux producteurs des machines adaptées aux travaux agricoles.

Mohamed Ouattara précise qu’il fabrique «des décortiqueuses de riz, de maïs, des broyeurs». Selon lui, «les machines qu’il fabrique sont conçues pour assister les agriculteurs dans leurs travaux champêtres. Les prix varient selon les modèles et le temps de fabrication dépend du type de machine commandée», ajoute-t-il. Il conclut en soulignant que «ce métier, de l’apprenti au chef d’atelier, lui a tout apporté. Toutefois, la seule difficulté qui persiste est le manque de financement», insiste-t-il.

Pour sa part, Bréhima Samaké, l’un des apprentis de Mohamed Ouattara, déclare «qu’il existe une sorte de complémentarité entre son patron et lui». Il précise qu’il accomplit toutes les tâches que son patron lui confie et qu’en retour, ce dernier tient compte de ses suggestions dans le cadre du travail. Bréhima Samaké se dit fier de ce qu’il a appris à ce jour.

Un autre apprenti, Daouda Diarra, explique: «au sein de l’atelier, je suis responsable de la machine destinée au tournage.» Il dit apprendre cette activité depuis près de cinq ans. Il admet pouvoir effectuer désormais plusieurs tâches qu’il ne pouvait accomplir auparavant. Il se dit reconnaissant envers son patron de l’avoir guidé sur cette voie et compte le surpasser dans les années à venir.

Par Diemba Moussa Konaté (Bamako, correspondance)
Le 02/02/2026 à 11h37