JO de la jeunesse: Dakar engage une course contre la montre

Les préparatifs se poursuivent à Dakar qui accueille cette année les Jeux olympiques de la jeunesse.

Le 25/02/2026 à 15h01

VidéoÀ quelques mois des Jeux olympiques de la jeunesse, prévus du 31 octobre au 13 novembre, Dakar est un chantier à ciel ouvert. Accusées d’avoir pris du retard, les autorités ont entamé une course contre la montre pour finaliser les infrastructures dédiées.

Pour Cheikhou Amadou Diène, agent municipal et contrôleur des travaux, l’enjeu dépasse largement le cadre sportif. «L’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse est une bonne chose pour Dakar. Elle permet à nos infrastructures de retrouver une seconde jeunesse. Les routes, les stades, la piscine olympique: tout est réfectionné. Cela offrira aux athlètes de très bonnes conditions de compétition», explique-t-il.

Selon lui, l’ensemble des communes concernées bénéficiera durablement de ces investissements.

Mais ces travaux d’envergure ne font pas que des heureux. Aux abords du stade Iba Mar Diop, à la Médina, certains habitants et commerçants dénoncent les désagréments dus aux chantiers.

Les déviations sur certains tronçons font baisser la fréquentation des commerces, source de pertes financières. «Nous, les marchands, sommes impactés. Les clients ne font pas toujours le détour pour venir jusqu’ici. C’est compliqué et nous subissons la situation. Nous demandons simplement que les travaux soient achevés rapidement et que nous ne soyons pas oubliés», témoigne Elimane Faye, marchand ambulant.

Entre nuisances temporaires et promesses de retombées économiques, la capitale vit au rythme des grues et des marteaux piqueurs. Certains commerçants profitent déjà de l’activité générée par les chantiers, tandis que d’autres peinent à maintenir leur chiffre d’affaires.

Pour Cheikhou Amadou Diène, ces désagréments restent le prix du développement. «Quand on parle d’infrastructures, on parle aussi d’économie. Des milliers de Sénégalais en profiteront.»

Dakar avance donc à marche forcée vers les JO de la jeunesse, partagée entre impatience et inquiétude. Reste à savoir si la promesse d’un héritage durable saura faire oublier, avec le temps, les turbulences du présent.

Par Moustapha Cissé (Dakar, correspondance)
Le 25/02/2026 à 15h01