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Vidéo. Macron assume ses propos sur le régime algérien, mais affirme son respect pour le peuple

Mise à jour le 05/10/2021 à 09h04 Publié le 05/10/2021 à 08h33 Par Mar Bassine

#Politique
Macron-Tebboune
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#Algérie : Ce mardi 5 octobre, dans la matinale de la chaîne France Inter, le président français Emmanuel Macron, n'a pas retiré un seul iota des propos qui la presse lui a attribués, en revanche, il a affirmé son respect pour le président Abdelmadjid Tebboune et pour le peuple algérien.


Voilà une intervention qui risque de plonger les relations franco-algériennes dans un froid cybérien. Ce mardi matin sur les onde de France Inter, Emmanuel Macron a affirmé assumer ses propos, tout en disant être respectueux du peuple algérien.
Selon lui, l'apaisement des relations entre la France et l'Algérie passera par la discussion autour de l'histoire,maris prendra encore beaucoup de temps.



Mais, les Algériens qui espéraient que le président français retire ses propos seront extrêmement déçus suite à cette intervention. Puisqu'Emmanuel n'en a ni retiré ni nié aucun, ce qui les confirme. Alors qu'Alger s'attendait que les propos diffusés à travers la presse fassent l'objet de démenti.

>>>LIRE AUSSI : "Système politico-militaire profitant des visas", "rente mémorielle"... Les propos de Macron qui mettent en colère Alger

Dans cette interview accordée à Léa Salamé sur France Inter, et diffusée ce mardi 5 octobre 2021, Emmanuel Macron confirme ainsi pour la première fois les propos qui lui avaient été attribués par le quotidien Le Monde, et qui sont actuellement à l'origine d'une crise entre Paris et Alger, le régime algérien ayant entre-temps rappelé son ambassadeur et fermé son espace aérien à la force anti-terroriste Barkhane, qui opère au nord-Mali.

Il ne fait aucun doute que ces toutes dernières déclarations du président français ne vont pas plaire à l'appareil politico-militaire algérien.

"J'ai le plus grand respect pour le peuple algérien et j'entretiens des relations vraiment cordiales avec le président Tebboune", a-t-il déclaré, apaisant, sur France Inter, liant les tensions actuelles au travail de mémoire fait en France sur la Guerre d'Algérie.



Jeudi 30 septembre, recevant dix-jeunes issus de famille ayant intimement vécu la guerre d'Algérie, le président français s'était lâché sur l'exploitation du régime algérien de la question mémorielle. " J’étais frappé, durant ces dernières années, de voir à quel point l’histoire et les mémoires de la guerre d’Algérie étaient la matrice d’une grande partie de nos traumatismes. Il y a des souffrances qui ont été tues, et qui se sont construites comme étant irréconciliables. Or, je pense tout l’inverse", a-t-il dit.

Mais, ce qui a suscité la colère d'Alger c'ets le fait de critiquer "une histoire officielle totalement réécrite" par le régime algérien qui "ne s’appuie pas sur des vérités" mais sur "un discours qui repose sur une haine de la France".

De même sur la question des visas qui font l'objet de restriction, Macron a dit à ses interlocuteur du jeud dernier que la mesure ne vise pas les étudiants ni les milieux d’affaires mais "les gens qui sont dans le milieu dirigeant".



Le 05/10/2021 Par Mar Bassine