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Aérien: Ethiopian va se construire un méga-aéroport plus grand que celui de Dubaï

Mise à jour le 16/01/2020 à 12h03 Publié le 16/01/2020 à 11h58 Par Mar Bassine

#Politique
Ethiopian airlines
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#Autres pays : L'actuel aéroport de Bole à Addis-Abeba pourrait arriver à saturation dans les années à venir, entravant ainsi le développement ambitieux d'Ethiopian Airlines. Mais cette dernière a déjà pris les devants à travers un projet de méga-aéroport.


Ethiopian Airlines, l'une des meilleures compagnies dans le monde, ne cache pas ses ambitions. En plus de ses investissements dans le développement de sa flotte, elle envisage désormais de construire un aéroport à la hauteur de ses objectifs.

Sa croissance récente fait que l'aéroport actuel d'Addis Abeba Bole est devenu trop petit pour continuer à servir de hub. Ainsi, à 48 kilomètres au sud-est de la capitale éthiopienne, le site de Abusera, non loin de la ville de Bishoftu, a d'ores et déjà été identifié pour accueillir cette méga-infrastructure.


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Au cours des 5 dernières années Ethiopian a augmenté considérablement sa flotte en raison de 1,2 avion acheté par mois. Ainsi, Ethiopian Airlines, la première compagnie aérienne du continent, dispose actuellement d’une flotte de près de 120 appareils. Elle assure des liaisons vers 127 destinations dans 81 pays à travers le monde, faisant d’elle l’un des 5 plus grands transporteurs aériens au monde en termes de pays desservis. En 2018-2019, la compagnie a transporté plus de 12 millions de passagers et réalisé un bénéfice de 180 millions de dollars.

Pour ce bijou, la compagnie est-africaine a décidé de faire dans la démesure. Elle investira 5 milliards de dollars en vue de mettre en place un hub devant accueillir 100 millions de passagers par an, soit 10 millions de plus que l'aéroport de Dubaï, dont la capacité est de 90 millions. Il sera également beaucoup plus grand que l'aéroport Paris Charles-De-Gaulle.

Cinq milliards de dollars, c'est également nettement plus, en termes d'investissement que le barrage de la Renaissance qui n'en aura coûté que quatre. C'est dire qu'à tout point de vue, cette infrastructure devrait être une référence.


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Les travaux démarreront dans les six prochains mois, selon les informations données par Tewolde GebreMariam, le PDG d'Ethiopian Airlines, à l'Ethiopian News Agency, l'agence officielle éthiopienne, hier mercredi 15 janvier 2020.

Par cet aéroport, le transporteur africain de référence compte ainsi confirmer son rang de super-connecteur mondial, au même titre que Turkish Airlines, Emirates ou Qatar Airways.

Actuellement, Ethiopian opère à partir de l'aéroport de Bole, à Addis Abeba. Sauf que ce dernier semble désormais trop petit, avec sa capacité limitée à 19 millions de passagers par an. "L’aéroport de Bole ne va plus être en mesure de nous accueillir. Il est très beau et très grand, mais de la manière dont nous grandissons, il sera très vite saturé d’ici trois à quatre ans", a expliqué GebreMariam.

De plus, techniquement, l'aéroport de Bole étant situé en altitude, les réservoirs des avions de ligne ne peuvent pas être remplis à cause de la pression atmosphérique. Du coup, pour relier les Etats-Unis, à partir d'Addis Abeba, les appareils doivent faire des escales en cours de route pour refaire le plein de carburant.

BIshoftu se trouve à 1920 m d'altitude, contre 2320 m pour la capitale éthiopienne. "En décollant de moins haut, cela occasionnera une économie énorme en termes de consommation de kérosène. Les décollages en altitude usent aussi beaucoup plus vite le fuselage des avions", détaille un expert interrogé par nos confère de Jeune Afrique.

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Le 16/01/2020 Par Mar Bassine