Le plan d'intervention humanitaire au Nigeria pour 2016 n'a reçu qu'un tiers des 484 millions de dollars nécessaires, a déploré dans un communiqué le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).
Selon le coordonnateur humanitaire des Nations unies au Nigeria, Peter Lundberg, nombreux sont les citoyens qui ont peu ou pas d'accès à de l'eau potable, la santé, la protection, l'éducation et à la sécurité alimentaire. La sécurité alimentaire constitue toujours la priorité de la réponse humanitaire, mais il manque 25% du financement demandé, a souligné l’OCHA, relevant que "sans mobiliser les moyens requis, des garçons, filles, femmes et hommes innocents vont mourir".
"Je veux assurer le gouvernement du Nigeria de l'engagement de la communauté humanitaire internationale à collaborer étroitement avec les mécanismes fédéraux et d'État afin accélérer notre réponse collective", a affirmé Lundberg.
L’Unicef estime à deux millions le nombre de personnes menacées de graves pénuries alimentaires dans le nord-est du pays, en proie aux violences du groupe jihadiste Boko Haram. "Il y a deux millions de personnes que nous n’arrivons toujours pas à atteindre dans l’Etat de Borno, ce qui veut dire que l’ampleur réelle de la crise n’a toujours pas été révélée au monde", a souligné Manuel Fontaine, directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest de l’Unicef.
Le 1er juillet, l’agence onusienne avait prévenu que 250.000 enfants de moins de 5 ans allaient souffrir de malnutrition sévère extrême à Borno cette année, dont 50.000 risquent même de mourir si rien n’est fait. Depuis des mois, plusieurs organisations humanitaires ont tiré la sonnette d’alarme sur les très graves pénuries alimentaires frappant le nord-est du Nigeria, épicentre des violences de Boko Haram. Depuis 2009, cette insurrection a fait au moins 20.000 morts et plus de 2,6 millions de déplacés.
