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#Société

Cameroun: les nuits blanches des femmes réfugiées du camp de Gado-Badzéré

Publié le 22/09/2022 à 13h10 Par notre correspondant à Yaoundé- Jean-Paul Mbia

#Autres pays : Les cas de viol, les mariages précoces et la pauvreté forment le quotidien des réfugiées centrafricaines du camp d’accueil de Gado-Badzéré, dans la région de l’Est du Cameroun. Les populations appellent à des actions plus fortes du gouvernement et ses partenaires.

Le camp de réfugiés de Gado-Badzéré est le plus grand abritant les réfugiés centrafricains dans les régions de l’Adamaoua et de l’Est-Cameroun. Il compte une population d’environ 30.000 âmes. En dehors de Gado, les camps de Ngam, Timangolo, Djohon et bien d’autres accueillent aussi les réfugiés centrafricains qui ont fui les violences dans leur pays.

Près de 60% de la population du camp de Gado-Badzéré a moins de 18 ans, et les femmes et les filles, qui représentent 53% de ce groupe, subissent de nombreuses souffrances. Entre les cas de viol et autres violences basées sur le genre, elles ne savent plus à quel saint se vouer.

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Leurs bourreaux profitent généralement de leurs déplacements dans la brousse ou de l’obscurité pour accomplir leur sale besogne. Les victimes sont ainsi exposées aux infections sexuellement transmissibles et au VIH/SIDA, véritables freins à leur épanouissement. D'autre part, les filles âgées de 16 ans et moins sont rapidement envoyées en mariage contre du bétail ou quelques pièces de monnaie.

Pourtant, le gouvernement camerounais et ses partenaires mènent régulièrement des actions dans le camp pour lutter contre ces différentes tares. Des actions que les populations saluent à leur juste valeur, mais estiment que les initiateurs peuvent les améliorer en multipliant, par exemple, la distribution des intrants et en construisant des centres de réinsertion socio-économique des femmes et des jeunes filles pour assurer leur autonomie. Nombreux appellent aussi à la construction d'écoles pour garantir une éducation de qualité à ces couches vulnérables.
Le 22/09/2022 Par notre correspondant à Yaoundé- Jean-Paul Mbia