Un présentateur de JT, nouveau monarque de Toro, royaume de l’Ouganda

Edward Rukidi Kijanangoma, nouveau roi du royaume traditionnel de Tooro, en Ouganda.

Le 29/09/2026 à 13h36

Un journaliste de la télévision publique ougandaise, Edward Rukidi Kijanangoma, a succédé mardi à la tête du royaume traditionnel de Toro, dans l’ouest de l’Ouganda, à son cousin défunt Oyo Nyimba Kabamba Iguru Rukidi IV, présenté comme le plus jeune monarque du monde.

Toro (parfois orthographié Tooro) est l’un des quatre principaux royaumes traditionnels réunis à la fin du XIXe dans le protectorat britannique de l’Ouganda. L’actuelle Constitution ougandaise limite leurs pouvoirs aux affaires traditionnelles ou culturelles.

Oyo Nyimba Kabamba Iguru Rukidi IV est décédé fin août aux Etats-Unis d’un cancer à 34 ans. Couronné à l’âge de trois ans il était considéré, au moment de son décès, comme le plus jeune monarque régnant au monde par le Guinness des Records.

Un comité ad hoc du clan royal avait désigné pour lui succéder le prince Edward Rukidi Kijanangoma Nyabongo II, présentateur du journal télévisé de son état et cousin du roi défunt, tous deux étant des petit-fils de feu Omukama (roi) George David Rukidi III.

Un choix contesté par la reine mère Best Kemigisa, ce qui avait donné lieu à une brève, mais acerbe, querelle de succession.

Le règne d’Edward Rukidi Kijanangoma Nyabongo II a néanmoins commencé mardi à 00H00, lorsqu’il s’est symboliquement emparé, à l’issue d’un simulacre de bataille, du palais royal à Fort Portal, donnant le coup d’envoi de 24 heures de cérémonies traditionnelles.

La reine mère, appuyée par sa fille la princesse Ruth Komuntale, avait argué que le roi défunt avait engendré un «héritier», jusqu’ici connu du seul cercle familial rapproché et avait produit un héritage désignant comme dauphin tout «fils biologique» qui lui survivrait.

Mais cet enfant, avait expliqué le comité de sélection, n’avait jamais été formellement «présenté aux anciens et soumis aux cérémonies et à la reconnaissance traditionnelles» comme doivent l’être les enfants de sang royal, selon les us du royaume.

Pour être considéré comme un possible roi, un enfant doit également suivre «une éducation, un tutorat et une préparation appropriés à son futur leadership», avait également fait savoir le comité pour justifier sa décision d’écarter le présumé fils du roi de la succession.

Par Le360 Afrique (avec AFP)
Le 29/09/2026 à 13h36