Ghana-Burkina Faso: la sécurisation des corridors commerciaux au cœur d’un accord de coopération

Sur le papier, tout est notifié. Sur l’asphalte, le temps s’étire. Des camions immobilisés à un poste-frontière africain, pendant que des conteneurs s’accumulent en arrière-plan.

Le 13/08/2026 à 08h15

Le Ghana et le Burkina Faso ont signé récemment à Accra un accord de coopération en matière de défense visant à sécuriser les principaux corridors commerciaux transfrontaliers et à préserver la continuité des échanges entre les deux pays, a indiqué le ministère ghanéen de la Défense.

L’accord a été paraphé par le ministre ghanéen de la Défense par intérim, Cassiel Ato Baah Forson, et le ministre d’État burkinabè, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé.

Selon le ministère ghanéen, ce dispositif vise à «préserver la stabilité économique, à sécuriser les voies d’approvisionnement stratégiques et à renforcer les relations» bilatérales en matière de défense.

Cette coopération intervient quelques mois après la mort de huit commerçants ghanéens lors d’une attaque perpétrée en février dernier à Titao, dans le nord du Burkina Faso, alors qu’ils se rendaient dans la région pour s’approvisionner en produits alimentaires.

L’enjeu économique est important pour les deux pays. Au quatrième trimestre 2025, le Ghana était le premier fournisseur africain du Burkina Faso, avec 113,4 milliards de FCFA, soit 199,4 millions de dollars, d’importations, selon l’Institut burkinabè de la Statistique et de la Démographie (INSD).

Durant la même période, le Ghana constituait également la deuxième destination africaine des exportations burkinabè, avec 7,6 milliards de FCFA, représentant 0,4% de leur valeur globale.

Par Le360 Afrique (avec MAP)
Le 13/08/2026 à 08h15