«Pendant trop longtemps, notre continent a en réalité été riche en ressources mais pauvre en création de valeur», a-t-il souligné. «L’Afrique ne peut bâtir une prospérité durable en exportant ce qu’elle a et en important ce dont elle a besoin».
Les travaux de la future raffinerie kényane, d’une capacité annoncée de 700.000 barils par jour, devraient être achevés d’ici 30 mois pour un coût d’environ 16 milliards de dollars (14 milliards d’euros), selon le groupe Dangote. Aliko Dangote la décrit aussi comme un pas supplémentaire vers l’autosuffisance du continent, producteur de brut, pour sa consommation de carburants dont il importe aujourd’hui la grande majorité.
Le groupe Dangote a déjà mis en service en 2024 au Nigeria la raffinerie de loin la plus productive d’Afrique, d’une capacité de 650.000 barils par jour, qu’il envisage de porter à 1,4 million d’ici 2028, ce qui en ferait la plus importante au monde.
La cérémonie de mercredi se déroule sur le port en eaux profondes de Lamu, inauguré en 2012, à proximité duquel sera bâtie la raffinerie, en présence notamment du président kényan William Ruto, de son homologue ougandais Yoweri Museveni, du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed ainsi que des chefs d’États du Bénin Romuald Wadagni et du Togo Jean-Lucien Savi de Tové.
«Aujourd’hui, l’Afrique est rassemblée ici à Lamu (...) nous sommes unis par une conviction: l’Afrique doit industrialiser l’Afrique», a déclaré M. Dangote.
