Débrayage dans les cours et tribunaux maliens

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Le 29/07/2016 à 16h07

Après l’échec des négociations avec le gouvernement, le syndicat autonome de la magistrature (SAM) a décidé d’observer une grève de 72 heures. Les syndicalistes entendent protester contre ceux qu’ils appellent la mauvaise foi du gouvernement concernant l’amélioration de leur condition de travail.

Le fonctionnement de plusieurs tribunaux de la capitale et de l’intérieur du pays est paralysé depuis hier. L’échec des négociations entre le syndicat autonome de la magistrature et le gouvernement en est la cause.

Ainsi, du 27 au 29 juillet, les hommes en noir sont en arrêt de travail. Les tribunaux de Bamako sont déserts et les audiences reprogrammés à des dates ultérieures. Au tribunal de première instance de la commune IV, l’atmosphère ressemble à celle d’un jour férié. Les parkings auto et moto sont vides signe illustratif de l’observation de ce mot d’ordre de grève du SAM qui a paralysé totalement l’activité judiciaire.

Rappelons qu’un bras de fer est engagé entre le syndicat et le gouvernement au sujet d’un cahier de doléances de 27 points de revendications déposé depuis le 11 février dernier. Selon le secrétaire général du syndicat autonome de la magistrature (SAM), Cheick Mohamed Koné, les négociations ont échoué sur l’ensemble des points à savoir le relèvement de la grille indiciaire des magistrats, le rehaussement des indemnités de judicature et de logement, le renforcement de la sécurité des magistrats, etc.

Pour les syndicalistes, le blocage des négociations est surtout dû à une mauvaise foi du gouvernement. «Je ne pas comprendre que le gouvernement puisse refuser le renforcement de la protection des magistrats surtout en ces temps d’insécurité grandissante», s’est étonne Cheick Mohamed Koné, lors d’une conférence de presse.

Par Daouda Tougan Konaté (Bamako, correspondance)
Le 29/07/2016 à 16h07