Les prochaines élections municipales et législatives au Cameroun seront à coup sûr parmi les plus remarquables de l’histoire du pays.
Pour cause, elles se tiendront dans un contexte de transition politique à la présidence de la République du fait que Paul Biya actuellement à la tête de l’Etat est âgé de 93 ans et selon plusieurs observateurs, il ne se présentera pas à la prochaine présidentielle.
Et dans la perspective d’éviter le maintien du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (Rdpc) au pouvoir, chaque parti politique d’opposition doit maximiser ses chances de glaner plus de sièges tant dans les mairies qu’à l’assemblée nationale.
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Le désir étant d’avoir une opposition plus influente à la chambre basse du parlement afin de porter sa voix dans le vote des lois et le contrôle des actions gouvernementales.
Seulement qu’à quelques mois de ce rendez-vous très important, l’on note une très faible implication des partis d’opposition dans la mobilisation des militants.
Seul le Rdpc est visible sur le terrain et dans les dix régions du pays. Pour le leader de la société civile Dominique Mboni, l’opposition au Cameroun manque du sérieux. «Tous les partis politiques au Cameroun veulent uniquement accéder à la présidence de la République alors qu’à mon avis, le nombre de sièges dans les mairies et à l’assemblée nationale est déterminant pour baliser le chemin à leur objectif principal. C’est pour cela que moi je les qualifie de mercenaires politiques parce qu’ils ne jouent pas franc jeu avec le peuple», a-t-il déclaré.
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Une observation rejetée par quelques leaders politiques de l’opposition qui soutiennent plutôt que c’est le régime en place qui fragilise les actions de l’opposition par des infiltrations, des interdictions des manifestions publiques et le contrôle systématique des sources de financement.
Une dénonciation qui se heurte aux multiples incohérences observées au sein de ces partis notamment des troubles internes, plusieurs cas de bicéphalisme et l’instabilité de certains leaders comme Maurice Kamto, du Mouvement Camerounais de la Renaissance (Mrc).
