Guinée-Bissau: référendum sur une réforme constitutionnelle le 30 août

DR

Le 07/07/2026 à 07h33

La Guinée-Bissau organisera un référendum sur une réforme constitutionnelle le 30 août, selon un décret du président de transition, le général Horta Ntam, publié lundi, quelque dix mois après le coup d’Etat mené par ce dernier.

L’organe législatif de la junte au pouvoir en Guinée-Bissau a adopté en janvier 2026 à l’unanimité une modification de la Constitution, un mois et demi après ce coup d’Etat qui a renversé le président Umaro Sissoco Embalo le 26 novembre 2025. Cette modification fait passer la Guinée-Bissau, pays ouest-africain instable, d’un régime parlementaire à un régime présidentiel.

Les électeurs vont répondre par oui ou par non à cette question: «Etes vous d’accord sur l’entrée en vigueur de la nouvelle constitution approuvée par le Conseil national de transition?» (CNT), l’organe législatif de transition.

Le chef de la junte a, en janvier, déjà fixé au 6 décembre la date des élections présidentielle et législatives censées marquer le retour du pouvoir aux civils.

«Considérant la proposition d’un référendum national pour lequel la Cour suprême a émis un avis favorable, le Président de transition, Général Horta N’tam a fixé (la date) au 30 août 2026», indique le décret.

Le CNT, dont les 65 membres ont été nommés par la junte, avait voté à l’unanimité la modification de la Constitution.

Dans cette nouvelle version de la Constitution, le président nomme le Premier ministre et les membres du gouvernement et peut dissoudre le Parlement.

Jusqu’à présent, le Premier ministre était issu de la majorité au Parlement, ce qui a donné lieu à des cohabitations difficiles comme après les législatives de 2023.

Le président Embalo avait dissous le Parlement dominé par l’opposition en décembre 2023, à la suite de ce qu’il a présenté comme une tentative de putsch.

Il a dirigé par ordonnances jusqu’à sa destitution en novembre 2025.

Dans la proposition de réforme constitutionnelle, l’Assemblée nationale populaire change également de nom et s’appelle désormais Assemblée nationale.

Certains s’étaient interrogés sur la validité juridique de cette modification constitutionnelle par la junte.

Après avoir destitué le président Embalo le 26 novembre, juste après l’élection présidentielle, l’armée a suspendu le processus électoral et annoncé la prise de contrôle de ce pays d’Afrique de l’Ouest pour une durée d’un an.

Avant le putsch de novembre, la Guinée-Bissau a déjà connu quatre coups d’Etat militaires et une série de tentatives d’insurrections depuis son indépendance du Portugal en 1974.

Par le360
Le 07/07/2026 à 07h33