L’engouement pour l’enseignement coranique pose la question de l’encadrement et des conditions d’apprentissage. «Les vacances sont de courte durée mais c’est durant cette période que nous recevons le plus d’apprenants. Mais après les vacances, la majeure partie s’arrête et consacre le reste de leur temps aux études scolaires. C’est comme si nous n’avions rien fait, parce que trois mois sur les douze mois de l’année, cela ne vaut pas grand-chose», confie Ibrahima Sory Diallo, maître coranique.
Au-delà de la question du temps consacré à la formation religieuse, les responsables de ces centres évoquent également le profil des enfants qui leur sont confiés. «La difficulté que nous rencontrons est le même pour tous les foyers islamiques de Guinée. Souvent, les parents nous envoient des enfants en situation éducative difficile. Rares sont ceux qui nous confient leurs enfants avec pour seule intention de les former à la lecture et à la mémorisation du Saint Coran», indique Oustaz Souaibou Barry, maître coranique.
Face à la multiplication des foyers et à l’augmentation du nombre d’apprenants pendant les vacances, les acteurs du secteur appellent à une meilleure implication des parents et à un renforcement de l’encadrement.
