S’exprimant à l’ouverture du Workshop national sur la communication en santé, placé sous le thème «Communication stratégique, humanisation des services, confiance du public: construire le nouveau paradigme du Système national de santé en Angola», la ministre a expliqué que cette initiative traduit une vision claire de l’avenir du pays.
Sílvia Lutucuta a précisé que ce programme concernera la formation de médecins, de gestionnaires de santé, d’infirmiers, de techniciens de diagnostic et de thérapeutique, ainsi que de chercheurs et d’enseignants.
Selon la ministre, plus de 19.000 professionnels ont déjà bénéficié d’actions de formation et de renforcement des capacités dans le cadre de ce projet, mis en œuvre avec l’appui de la Banque mondiale, destiné à améliorer les qualifications des ressources humaines du secteur de la santé en Angola.
Elle a affirmé que le renforcement des ressources humaines constitue l’un des piliers de la transformation du Système national de santé et permettra d’accroître la capacité du pays à répondre aux défis actuels et futurs du secteur.
«Communiquer sur la santé, c’est créer les conditions permettant aux citoyens de mieux comprendre les déterminants sociaux de la santé, de faire des choix éclairés et de participer activement à la promotion de leur bien-être», a-t-elle déclaré.
À ce titre, l’investissement de l’Exécutif reflète une vision stratégique visant à garantir des services de santé plus accessibles, de meilleure qualité, plus sûrs et davantage proches des populations.
Sílvia Lutucuta a toutefois souligné que la transformation du système de santé ne repose pas uniquement sur la construction d’hôpitaux, l’acquisition d’équipements ou la formation des professionnels.
«La véritable transformation se concrétise lorsque ces investissements se traduisent par une amélioration de la qualité des soins, une plus grande proximité avec les populations et des réponses plus efficaces aux besoins des communautés», a-t-elle affirmé.
La ministre a défendu la communication en santé comme un axe stratégique permettant de promouvoir la littératie en santé, de lutter contre la désinformation, de renforcer l’humanisation des services et de consolider la confiance de la population envers les institutions.
Elle a également souligné que la communication en santé exige une approche véritablement multisectorielle, fondée sur la coopération, la complémentarité et le partage des responsabilités.
Selon elle, la santé se construit dans l’ensemble des secteurs de la société, notamment à travers l’éducation, les médias, les technologies de l’information et de la communication, l’administration locale, les organisations de la société civile, les institutions religieuses et traditionnelles, les universités, le secteur privé ainsi que les partenaires au développement.
Enfin, la ministre a exprimé le souhait que les travaux de ce workshop débouchent sur des recommandations susceptibles de promouvoir une nouvelle culture de la communication en santé, au bénéfice du bien-être de la population angolaise.
Les travaux, qui se poursuivent jusqu’à lundi, portent notamment sur la communication publique, la transformation numérique, le rôle stratégique des médias dans le renforcement de la confiance du public, la communication, l’éthique, le leadership et le développement humain, l’humanisation des services de santé, la stratégie nationale d’humanisation des services de santé, la communication positive, la motivation ainsi que la culture organisationnelle.
