Le pays le plus peuplé d’Afrique connaît chaque année une saison des pluies entre mai et novembre, entraînant fréquemment des inondations, aggravées par des infrastructures déficientes et un système de drainage insuffisant.
Les inondations sont courantes dans de nombreux quartiers densément peuplés de la ville, y compris dans des zones huppées comme Lekki et Victoria Island, où des journalistes de l’AFP ont constaté des rues submergées.
Plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux et consultées par l’AFP montrent des habitations envahies par les eaux, des commerces contraints de fermer et plusieurs grands axes routiers, ainsi que des véhicules pris par les inondations.
Aucun décès n’a été signalé à ce stade.
Selon des habitants interrogés par l’AFP, de nombreux résidents ont été contraints d’utiliser de petites embarcations pour quitter leurs habitations inondées dans les quartiers d’Okota et de Lekki.
«Tous mes appareils électroménagers ont été endommagés par les inondations», a confié à l’AFP Rukayat Saidu, commerçante de 54 ans vivant à Amukoko, un autre quartier de Lagos.
Lagos figure parmi les zones les plus exposées aux effets du changement climatique sur la côte en Afrique de l’Ouest, où l’élévation du niveau de la mer, l’irrégularité croissante des précipitations et la forte croissance démographique urbaine accentuent les risques.
D’autres pays de la région sont également confrontés à de fortes précipitations. Au Ghana, plusieurs jours de pluies torrentielles ont fait au moins douze morts.
En février, l’agence météorologique nigériane a prévenu que l’État de Lagos serait confronté à des précipitations plus abondantes que la normale et à une saison des pluies prolongée.
Contactées par l’AFP, les autorités de l’État de Lagos n’ont pas répondu à nos sollicitations dans l’immédiat.
En mars, le gouverneur de l’État de Lagos, Babajide Sanwo-Olu, a contracté une assurance contre les inondations de 7,5 millions de dollars destinée à couvrir jusqu’à quatre millions d’habitants de sept collectivités locales.
Le dispositif prévoit notamment le financement de l’aide d’urgence et de transferts directs d’argent aux populations affectées en cas de catastrophe.
En 2022, les inondations ont fait au moins sept morts à Lagos.
