«À l’issue de l’opération, 926 personnes ont quitté le pays avec succès, tandis que sept n’ont pas été autorisées à partir en raison de problèmes de documentation ou de nationalité, y compris des mineurs sans les documents nécessaires», a déclaré le commissaire adjoint assistant de la BMA, Mmemme Mogotsi.
Selon la BMA, 349 de ces personnes ont été expulsées du centre de rétention de Lindela par le ministère de l’Intérieur sud-africain, tandis que 584 autres ont voyagé depuis Mossel Bay dans le cadre d’un dispositif organisé par le Haut-Commissariat du Mozambique.
Tous les voyageurs ont fait l’objet d’une vérification de leur identité, d’un contrôle biométrique et d’une inspection de leur statut migratoire, a expliqué la même source, précisant que les autorités ont identifié 17 personnes ayant dépassé la durée de validité de leur visa, tandis que 38 mineurs ont été pris en charge afin de garantir le respect des réglementations relatives à la protection de l’enfance et aux déplacements transfrontaliers.
En début de semaine, les autorités mozambicaines ont confirmé que cinq ressortissants mozambicains ont été tués lors d’attaques xénophobes survenues vendredi dernier dans la ville côtière de Mossel Bay (380 km à l’est du Cap).
Le nombre des Mozambicains vivant en Afrique du Sud est estimé à 300 mille personnes, dont «des milliers» sont déjà rentrés au pays en raison des violences, selon les autorités.
Le Mozambique reste le principal partenaire commercial de l’Afrique du Sud dans la région et sur le continent, avec des échanges annuels dépassant 128 milliards de meticais (environ 2 milliards USD).
La veille, le Malawi a annoncé un programme de rapatriement volontaire destiné à ses ressortissants vivant en Afrique du Sud, à la suite d’informations faisant état d’attaques contre des étrangers.
La semaine dernière, un groupe de 295 ressortissants ghanéens ont été rapatriés, après des vagues de manifestations anti-immigrés en Afrique du Sud ayant accentué les inquiétudes liées à la sécurité.
Le Haut-commissaire du Ghana en Afrique du Sud, Benjamin Quashie, a assuré qu’environ 890 personnes s’étaient déjà inscrites au programme de rapatriement, précisant qu’un autre vol devrait partir dans les prochains jours.
Ce rapatriement intervient alors que les tensions autour de l’immigration illégale continuent de croître en Afrique du Sud, avec des manifestations nationales prévues le 30 juin 2026.
D’autres pays africains, notamment le Kenya, le Malawi, le Lesotho et le Zimbabwe, ont conseillé à leurs ressortissants de rester prudents face aux craintes de nouvelles violences ciblant les étrangers.
L’Afrique du Sud est actuellement secouée par une poussée xénophobe, qui se manifeste par une série de manifestations contre l’immigration illégale, notamment à Pretoria, Johannesburg et à Durban, à l’initiative de groupes qui reprochent aux autorités de ne pas en faire assez pour lutter contre les ressortissants étrangers en situation irrégulière dans le pays.
Dans la «nation arc-en-ciel» où vivraient plus de trois millions d’immigrés, la xénophobie est de plus en plus prégnante et cible surtout les ressortissants africains.
Dans la pire vague de violence de ces deux dernières décennies, 62 personnes avaient perdu la vie en 2008.
