La visite de Nasser Bourita, chef de la diplomatie marocaine, a été marquée par d’importantes annonces dans le cadre du renforcement de la coopération entre les deux pays, notamment dans les domaines de la formation des ressources humaines et de la circulation des personnes.
Il a en outre annoncé que «le royaume du Maroc a décidé la suspension de l’autorisation électronique de voyage au Maroc pour tous les citoyens maliens».
Cette annonce a été favorablement accueillie à Bamako avec néanmoins un appel à en faire bon usage.
Youssouf Z. Coulibaly, professeur de droit international et membre du Conseil National de Transition, appelle les jeunes a se fixer des objectifs clairs avant de penser à voyager au Royaume, «pour se rendre au Maroc, il fallait obtenir l’AEVM auprès du ministère des Affaires étrangères du Maroc. C’était une mesure pour lutter contre l’immigration clandestine et la réduction du flux migratoire vers l’Europe».
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Pour cet ancien du Maroc, «il est aujourd’hui important de consolider cet acte. Ceux qui désirent voyager au Maroc doivent avoir des objectifs clairs et surtout ne pas utiliser ce pays comme simple étape de transit vers l’Europe».
Pour sa part, Touré Bintou Maïga, comptable à une agence de voyage, Group Abam travel apprécie à sa juste valeur cette initiative royale. Selon elle, «la suppression de l’AEVM représente une avancée majeure dans la facilitation des déplacements entre le Maroc et le Mali. Cette suppression réduit les délais administratifs, simplifie les démarches pour les voyageurs et favorise une augmentation du flux touristique et des voyages d’affaires».
Elle ajoute que «cela se traduira par une demande accrue de services pour l’agence, avec une meilleure fluidité dans l’organisation des voyages. Cette décision s’inscrit dans une logique de rapprochement entre les deux pays, favorise la mobilité des personnes, tout en renforçant les échanges économiques, culturels et sociaux».
Elle conclut en disant «qu’en matière régulation migratoire que cette mesure permet une meilleure fluidité, traçabilité des flux grâce à des dispositifs plus adaptés».
Enfin, Touré Bintou Maïga dira que «certains pays maintiennent des procédures plus strictes, ce qui fait de cette initiative un levier d’attractivité, et de compétitivité pour le Maroc et le Mali».
