Tabaski au Burkina Faso: à Ouagadougou, les prix du mouton sont doux comme un agneau

Ouagadougou. Marché à bétail pour la Tabaski

Le 23/05/2026 à 11h48

VidéoÀ quelques jours de la célébration de la Tabaski, l’affluence gagne progressivement les marchés de bétail. Entre vendeurs optimistes et clients prudents, les marchés à bêtes sont animés dans un contexte économique marqué par la suspension des exportations de bétail.

Selon les vendeurs rencontrés à Tanghin à Ouagadougou, les moutons se vendent relativement bien se porte, même si certains acheteurs trainent encore le pas. Plusieurs races de moutons sont disponibles notamment les sahéliennes, peulhs et bali-bali, très recherchées pour leur gabarit et leur apparence.

Les prix varient selon la race, le poids et l’âge des bêtes. Les moutons les plus modestes se négocient à partir de 75.000 FCFA (114 euros), tandis que les plus imposants peuvent dépasser 400.000 FCFA (610 euros).

«Je suis à la recherche d’un mouton correspondant à mon budget. Les hangars sont bien fournis, il y en a pour tout le monde», se réjouit M. Soma, un client.

Les vendeurs expliquent que les animaux proviennent principalement des zones d’élevage du pays, mais aussi des pays voisins comme le Niger et le Nigeria. Malgré certaines difficultés liées au transport, ils espèrent écouler la majorité de leurs bêtes avant le jour de la fête.

«Par le passé, quand la fête approchait, Ivoiriens et Ghanéens venaient acheter leurs mouton au Burkinas tandis que les locaux attendaient la veille de la fête pour se décider. Cette année, la suspension des exportations a un grand impact sur notre activité. Nous dépensons beaucoup pour nourrir le bétail, car les clients ne veulent pas leurs garder leurs bêtes avant le jour du sacrifice», explique Daouda, vendeur de bétail.

«A une semaine de la Tabaski, le marché se porte légèrement mieux. Le bétail provient de l’intérieur du pays, notamment de Yilou, Korsimoro, Pouytenga etc. Les prix sont abordables et tiennent compte du pouvoir d’achat du Burkinabè», rassure Adama konfé, dit Chocho, vendeur de bétail.

Du côté des clients, les avis restent tout de même partagés. Beaucoup jugent les prix plus élevés que l’année précédente, en raison de la cherté du transport et de l’alimentation du bétail. Toutefois, certains reconnaissent que l’offre est variée et qu’il est encore possible de trouver des moutons adaptés à leur budget.

Par Jean Paul Windpanga Ouédraogo (Ouagadougou, correspondance)
Le 23/05/2026 à 11h48