Kiosque le360afrique. Les réseaux sociaux s'étaient émus de la mort cruelle d'un vendeur de rue à la suite d'actes de torture dans un commissariat. La justice vient de sévir contre les auteurs de ces ignominies.
Selon des sources judiciaires, citées par Middle East Monitor, le procureur de West Cairo a accusé un officier et 9 sous-officiers en poste à la police d’Al Amiriyah d’avoir "torturé à mort" un vendeur de rue qu’ils avaient maintenu en garde à vue. Les mêmes sources ajoutent que le procureur a ordonné l’arrestation de l’officier Karim Magdy et de quatre officiers dont les noms ont été tenus secrets, en attendant le déroulement de l’enquête concernant la mort de Magdy Makeen, âgé de 50 ans. Les cinq autres policiers ont été relâchés après le paiement d’une caution fixée à 160 dollars.
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Les faits remontent au 13 novembre dernier quand Makeen a été interpellé avec deux de ses amis poussant une carriole. Le lendemain, la famille du vendeur ambulant a été informée de son décès. L’autopsie du corps, réalisée dans un hôpital du Caire, a laissé apparaître des traces de torture.
Dans les réseaux sociaux, plusieurs photos supposées de Makeen ont circulé, montrant un visage tuméfié et des traces de maltraitance sur ses membres inférieurs.
D’après l’autopsie, une ou plusieurs personnes se seraient tenues debout sur son dos, écrasant sa colonne vertébrale, ce qui aurait causé sa mort. En tout point, l’autopsie a correspondu avec le récit des compagnons d’infortune du défunt.
