Burkina Faso: accord syndicat-gouvernement pour éviter une année blanche

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Le 28/01/2018 à 18h59, mis à jour le 28/01/2018 à 19h07

Le gouvernement burkinabè et les syndicats de l'éducation sont parvenus dans la nuit de samedi à dimanche à un accord pour "sauver l'année scolaire", paralysée depuis plusieurs mois par une grève des enseignants soutenus par les élèves.

Depuis près de quatre mois, les enseignants observent un mouvement marqué par la suspension des évaluations, du traitement des dossiers, des examens et un sit-in hebdomadaire.

Les termes précis de l'accord n'ont pas été dévoilés, mais les enseignants ont obtenu des avancées sur leurs revendications : adoption d’un statut valorisant le personnel, amélioration de la qualité de l'enseignement, de l’accès à l’éducation et des conditions de travail, et revalorisation de la fonction enseignante.

"Nous sommes parvenus aujourd'hui à un accord au terme d'un long conflit social qui perturbait le fonctionnement de l'école burkinabè. Le gouvernement et le peuple burkinabé sont soulagés de voir le protocole d'accord que nous avons signé ce soir avec la coordination des syndicats de l'éducation", a déclaré le premier ministre Paul Kaba Thièba à l'issue des tractations qui ont duré jusque tard dans la nuit.

"Ce soir, nous avons obtenu un protocole d'accord. Au nom de l'intérêt général, de l'enfant burkinabè, les deux parties se sont entendues pour que l'école burkinabè puisse être reprise dans les jours à venir", a confirmé Wendyam Zongo, le porte-parole de la Coordination des syndicats de l'éducation nationale, regroupant une quinzaine d'organisations.

La radicalisation des syndicats de l’enseignement avait fait grandir le risque d’une année blanche pour les élèves.

"Nous ne sommes pas satisfaits à 100%, mais les choses ont bougé et c'est cela qui nous permet de reprendre les cours", a indiqué Zongo, précisant que "les quatre points des revendications ont connu une évolution".

"Dès lundi, les élèves vont retrouver le chemin de l'école dans la sérénité", s'est réjoui le Premier ministre.

"A partir de cet instant, les mots d'ordre de grève sont levés (et) nous allons rattraper le temps perdu", a assuré Zongo.

Par Le360 Afrique (avec AFP)
Le 28/01/2018 à 18h59, mis à jour le 28/01/2018 à 19h07