Société

Burkina Faso: au moins une «dizaine de morts» dans une attaque jihadiste dans le nord

Une attaque de jihadistes présumés à Gaskindé, dans le nord du Burkina Faso, a fait une «dizaine de morts», majoritairement des soldats, ont rapporté lundi à l'AFP des sources sécuritaires.

Par Le360 Afrique (avec AFP)
Le 27/09/2022 à 07h08, mis à jour le 27/09/2022 à 08h31
forces ouest-africaines et jihadistes
DR

«Un convoi de ravitaillement des populations, escorté par une unité du 14e RIA (Régiment Inter-Armes) à destination de Djibo, a été la cible d’une attaque terroriste ce jour (lundi), près de la localité de Gaskindé», localité située dans la province du Soum, région du Sahel, indique un communiqué de l'armée.

«L’attaque a malheureusement causé des dégâts humains et matériels», poursuit le texte, précisant qu'«un bilan complet sera établi dès que possible».

Une source sécuritaire jointe par l'AFP a, de son côté, évoqué un bilan provisoire d'une «dizaine de morts parmi les éléments du détachement. On a enregistré aussi de nombreux blessés graves».

«Le décompte se poursuit toujours et des renforts ont été déployés dans la zone pour apporter une assistance aux victimes et sécuriser la zone», a indiqué la même source.

Dimanche, un autre convoi escorté par l'armée, parti la veille de Dori, chef-lieu de la région du Sahel, pour ravitailler la ville de Sebba, a été la cible d'une attaque à l'engin explosif improvisé, selon des sources sécuritaires.

Quatre personnes ont été blessées lors de cet incident, et le convoi est arrivé ce lundi, accueilli dans une liesse populaire.

Samedi, deux soldats et deux supplétifs civils de l'armée ont été tués lors d’une attaque «terroriste» contre une patrouille dans la province de la Tapoa, une région de l'est du Burkina, frontalière du Niger et du Bénin, selon l'armée.

Le Burkina Faso, où des militaires ont pris le pouvoir en janvier en promettant de faire de la lutte anti-jihadiste leur priorité, est confronté comme plusieurs pays voisins à la violence de mouvements armés affiliés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique.

Depuis 2015, les attaques récurrentes y ont fait des milliers de morts et provoqué le déplacement de quelque deux millions de personnes.

Par Le360 Afrique (avec AFP)
Le 27/09/2022 à 07h08, mis à jour le 27/09/2022 à 08h31