Trois catégories, 45 sections à travers le continent: le 7e édition du Concours de mémorisation et de psalmodie du Noble Coran, organisée le dimanche 27 septembre 2026 par visioconférence depuis Fès, par la Fondation Mohammed VI des Oulémas Africains (FM6OA), a une nouvelle fois prouvé la vocation panafricaine de ce rendez-vous spirituel unique en son genre.
Après les présélections et les épreuves de sélection, les meilleurs candidats du continent se sont retrouvés, en distanciel, pour faire vibrer la parole coranique d’un bout à l’autre de l’Afrique. Un exploit logistique et spirituel rendu possible par la vision d’un homme: le Roi Mohammed VI dont l’engagement constant en faveur du rayonnement de l’islam modéré, du dialogue interreligieux et de la formation des jeunes générations d’Oulémas africains ne se dément depuis des années.
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À Libreville, c’est dans les locaux de l’ambassade du Royaume du Maroc au Gabon que la finale a été suivie, offrant à la jeunesse musulmane gabonaise un écrin à la hauteur de l’événement. Un geste que la Fondation n’a pas manqué de saluer, preuve s’il en fallait de la solidité des liens fraternels entre le Gabon et le Maroc.
Youbi Khadidja: «On garde la tête haute»
Parmi les 114 candidats engagés dans l’aventure gabonaise, Youbi Khadidja restera l’un des visages de cette édition. Sa voix, chargée d’émotion, dit tout de la noblesse d’un parcours qui ne se mesure pas seulement à une couronne. «Je remercie Allah de m’avoir facilité en atteignant ce niveau. Parce qu’on en était d’abord en présélection et Dieu merci, j’étais parmi les sélectionnés pour ce niveau, même si arrivé ici ça n’a pas été. Mais on garde la tête haute. C’est le lieu de remercier nos formateurs et le bureau de la Fondation Mohammed VI des Oulémas Africains pour leurs précieux conseils», explique Youbi Khadidja, avant d’ajouter: «On garde la tête haute»: quatre mots qui résument l’esprit de ce concours.
Ici, la victoire véritable n’est pas un classement, mais une progression. Chaque verset mémorisé, chaque syllabe psalmodiée avec justesse est déjà un triomphe sur soi-même.
Imam Rachid Mbadinga: «Nos candidats n’ont pas démérité»
À la tête de la section gabonaise de la FM6OA, l’imam Rachid Mbadinga a tenu à saluer l’effort collectif. «Nos candidats n’ont pas démérité mais le choix du jury a été porté sur d’autres. Nous espérons que pendant les prochaines éditions, un de nos candidats sera parmi les vainqueurs. Bravo à tous les candidats, à leurs formateurs et aux membres de la Fondation Mohammed VI des Oulémas Africains section Gabon pour leur mobilisation à la réussite de cette finale. Merci aussi à Son Excellence l’Ambassadeur du Royaume du Maroc au Gabon, pour avoir prêté son cadre à la diffusion en distanciel de cette finale de l’édition 2026 de lecture du Noble Coran par la jeunesse musulmane africaine. Comment terminer ce message sans prier pour nos grands hommes d’État, Brice Clotaire Oligui Nguema du Gabon et Sa Majesté le Roi Mohammed VI du Maroc, que Dieu l’assiste et l’élève davantage.»
Un message qui dit l’essentiel: la défaite d’aujourd’hui est la promesse de la victoire de demain. Les candidats gabonais, leurs formateurs et toute la section nationale repartent avec une expérience irremplaçable et une détermination décuplée. La prochaine saison se prépare déjà, et avec elle, l’espoir de voir un fils ou une fille du Gabon sur le podium continental.
La vision d’un Roi, une œuvre pour l’Afrique
Derrière ce concours, il y a une ambition qui dépasse le cadre d’une simple compétition: celle de Sa Majesté le Roi Mohammed VI de faire du Maroc un pont spirituel entre les nations africaines, de promouvoir un islam du juste milieu, tolérant et éclairé, et d’offrir à la jeunesse du continent un espace où excellence rime avec fraternité.
La Fondation Mohammed VI des Oulémas Africains, à travers ses sections et ses initiatives, incarne concrètement cette vision: former, accompagner, valoriser les jeunes générations autour du Livre saint.
Une vue des candidates au concours de récitation du coran. . A. N. Ismael/Le360 Afrique
Que les candidats malheureux se rassurent: dans ce concours, personne ne perd vraiment. On apprend, on grandit, on se rapproche de la Parole divine. Et comme l’a si bien dit Youbi Khadidja, on garde la tête haute. Rendez-vous l’année prochaine. Le Gabon y croit. L’Afrique entière aussi.







