Pour cette édition locale, seuls quatre candidats, présélectionnés sur l’ensemble du territoire gabonais, avaient l’honneur de concourir.
Répartis en trois catégories distinctes, ils ont planché sur les textes sacrés et la science des hadiths. L’enjeu? Décrocher le précieux sésame pour la compétition continentale.
Dans la première catégorie, dédiée à la mémorisation de 40 hadiths et de la biographie du Prophète (PSL), la surprise est venue du benjamin. Ibrahim, seulement deux mois après avoir entamé cet exercice de mémorisation, a devancé des concurrents bien plus âgés.
Sa prestation, d’une précision déconcertante, a ému jusqu’à son propre encadreur. «Je suis son enseignant depuis l’âge de deux ans sur instruction de son père. Au niveau de la religion, il s’en sort très bien. Je lui ai donné les consignes, mais j’avoue qu’il m’a surpris agréablement. Je suis ému», confie Issa Mounguengui, son encadreur pédagogique.
Ce concours local n’est pas un simple événement culturel, il est le maillon d’une stratégie ambitieuse portée par la Fondation Mohammed VI des Oulémas Africains.
En offrant un cadre compétitif et structuré aux jeunes talents du continent, la Fondation œuvre à la transmission et à l’ancrage des valeurs islamiques. Rachid Mbadinga, président de la FM6OA pour le Gabon, a tenu à souligner l’importance de cette initiative.
«Je voudrais d’abord remercier la fondation mère sous l’impulsion du Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, qui donne l’occasion à la jeunesse musulmane africaine de compétir autour du noble Coran. Cette opportunité leur permet de garder dans leur cœur le Coran et les hadiths qui sont les deux grandes références de notre religion. Ce n’est pas rien.»
Le jury local, présidé par Mohamed Bekoye, n’a pas ménagé ses efforts pour évaluer les candidats dans les trois catégories du concours, allant de la simple mémorisation à la science complexe des hadiths.
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Son objectif était clair: dénicher les pépites qui porteront haut les couleurs du Gabon au Maroc. «Aujourd’hui, par la grâce de Dieu nous avons fait le concours final local. Notre espoir est que les gagnants du jour soient les meilleurs lors de la finale qui aura lieu au Maroc», a déclaré le vice-président du jury.
Une vue des candidates au concours de récitation du coran. . A. N. Ismael/Le360 Afrique
Rendez-vous est désormais pris pour la finale au Maroc. Une consécration pour les jeunes lauréats, et une nouvelle preuve du rayonnement de la Fondation Mohammed VI dans la promotion d’un islam africain, savant et attaché à ses racines.







