Selon le promoteur du festival de Dôgôkun Balani, Kassim Bengaly, «l’initiative de cette rencontre culturelle, c’est de rassembler tous les Maliens autour de leur culture, autour d’un instrument qui est le balafon, un instrument qui favorise l’unité, le vivre-ensemble, la cohésion sociale». Il ajoute que «ce festival réunit les grandes communautés, telles que le Kénédougou, les Bwa, les Samoko, les Mianka et les Mandéka».
Kassim Bengaly estime que «le Mali a besoin de ça, rassembler toutes les filles et tous les fils du terroir pour qu’ils puissent vivre et parler ensemble». Il conclut en disant «qu’à l’état actuel du pays, je pense que le festival va être une opportunité de pouvoir montrer au monde entier que nous vivons».
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Pour sa part, le joueur de balafon Souleymane Traoré, dit Néba Solo, estime que «la semaine du balafon est née en référence aux différents noms traditionnels du balafon: Zié, Zanga, N’Golo, Pèrè, N’Tô, N’Gna, Pagan et Pah. À travers cette initiative, nous voulons offrir aux passionnés un cadre de célébration, notamment à ceux qui n’ont pas la possibilité de se rendre à Sikasso pour le festival Nagnergki». Il précise que «le balafon est fabriqué à partir d’un arbre symbole de paix. C’est un instrument qui nourrit son artiste, non seulement par la reconnaissance du public, mais aussi à travers l’amour et l’appréciation qu’il suscite. En rassemblant les joueurs de balafon, notre ambition est de bâtir une communauté forte, solidaire et prospère».
Enfin, Rokia Diallo, danseuse, indique «qu’elle est danseuse professionnelle depuis 2018 et qu’elle anime des prestations artistiques dans plusieurs registres musicaux, pas uniquement le balafon». Elle estime que «la danse est avant tout une passion. Toutes les femmes n’osent pas s’y engager, souvent par timidité ou par complexe».
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Elle ajoute que «pour elle, c’est plus qu’un divertissement, c’est un métier qui lui permet de gagner sa vie. Il n’existe aucune limite à l’épanouissement des femmes dans ce domaine. L’essentiel est de respecter les valeurs sociales et d’exercer cette activité avec professionnalisme et dignité».
