Ce choix assumé répond à une logique qui promeut l’utilisation de cette source d’énergie comme un moteur de transformation de l’économie nationale, et de satisfaction des besoins internes et des ambitions à l’export, et non pas comme une simple source de recettes en devises étrangères, ajoute la même source.
Toutefois, au-delà de l’usage direct du gaz dans la production d’électricité, la Côte d’ivoire a mis en place une stratégie gazière, avec à la clé un essor de l’industrie pétro-gazière qui devra permettre d’accélérer la croissance pour atteindre 7,2% d’ici 2030, contre une moyenne de 6,5% sur la période 2021-2025.
Dans sa mise en œuvre, la Côte d’Ivoire compte sur son site pétro-gazier offshore «Baleine» découvert en 2021 et qui est considéré comme l’un des plus prometteurs du Continent, avec environ 2,5 milliards de barils de pétrole brut et 3.300 milliards de pieds cubes de gaz naturel, explique la même source.
Et d’ajouter que dans ce pays de l’Afrique de l’Ouest considéré comme premier exportateur d’électricité au niveau de l’UEMOA, la consommation d’électricité progresse de 10 à 15% par an.
Face à ce boom, la production brute du réseau interconnecté est passée de 8.608 GWh à 13.919 GWh entre 2015 et 2024, selon la même source, avec une part de thermique atteignant 75% de la production totale, contre environ 24% pour l’hydraulique et une contribution solaire encore marginale.
Et le ministère de préciser que ce développement rapide des centrales thermiques à gaz a joué un rôle décisif non seulement pour la satisfaction de la demande mais aussi, pour ériger la Côte d’Ivoire en exportateur net d’électricité vers le Mali, le Burkina Faso et le Ghana.
De même, la Côte d’Ivoire joue aussi un rôle pivot en tant que principal exportateur d’électricité et point de départ de l’interconnexion régionale CLSG (Côte d’Ivoire–Libéria–Sierra Leone–Guinée), à travers une ligne de transport de haute tension de 225 kV d’environ 1.300 km, note la même source.
Portée par le Système d’échange d’énergie électrique ouest-africain (WAPP), cette ligne dotée de nouvelles sous-stations, relie les réseaux des quatre pays pour permettre les échanges transfrontaliers d’électricité et l’acheminement de l’énergie ivoirienne vers les pays déficitaires, conclut la même source.
