De Bamako à Koulikoro: immersion dans la société maroco-malienne d’aviculture

Ferme avicole du Mali

Le 03/09/2026 à 08h40

VidéoAlors que nombre de concurrents importent des œufs pour les incuber sur place, la Société Maroco-Malienne d’Aviculture (SOMMAVI) a fait le pari de tout produire au Mali. Un choix qui, en quelques années, a propulsé l’entreprise au rang de leader de la vente de poussins de chair dans le pays.

La société maroco-malienne d’aviculture (SOMMAVI) est une entreprise qui a ouvert ses portes en 2018 dans une banlieue de Bamako. Elle a une capacité de 6.000 poussins par bâtiment et 18.000 en poussinières.

Selon, Ayoub Chermata, directeur administratif de la SOMMAVI, l’entreprise est «leader de la vente de poussins de chair au Mali. La force de la société est la production locale, contrairement à d’autres qui importent les œufs et font l’incubation localement pour avoir les poussins d’un jour. Notre objectif est de calquer l’expérience marocaine de production de poussins au Mali».

Agent commercial, Mamadou Oulalé nous apprend que «la vente des poussins se fait essentiellement sur commande. Dès la sortie des poussins, nous livrons aux clients. Le carton est vendu à 35. 000fcfa, soit 750 par poussin. Travailler à SOMMAVI est une expérience bénéfique pour lui. Notre principale difficulté réside dans notre capacité limitée à satisfaire l’ensemble de la demande de la clientèle. Cette situation devrait n’être que du passé grâce à la mise en place d’un nouveau système qui devrait leur permettre d’améliorer leur capacité d’approvisionnement».

Boyi Koné, chef d’entretien des poussins, énumère ses tâches au sein de l’entreprise, «mon travail consiste à assurer le bien-être des poussins, une mission que l’exerce depuis huit ans. Cette expérience m’a beaucoup apporté. J’apprécie la collaboration avec mes collègues marocains. Malgré la différence de langue, le travail se déroule dans de bonnes conditions». Il continue en disant que «notre principale difficulté est l’instabilité du personnel auquel je dois assurer formation».

Enfin, Seydou Cissé, client, avait passé une commande de 1000 poussins à la société qu’il est venu récupérer, «cela fait trois ans que je m’approvisionne auprès de SOMMAVI, en raison de la qualité de leurs poussins, de leur race et de leur état sanitaire. Depuis que j’ai commencé à reproduire les poussins de la SOMMAVI, j’ai obtenu de bons résultats et cela s’en ressent sur mes revenus d’autant que la demande est importante et l’activité suscite beaucoup d’engouements».

Par Diemba Moussa Konaté (Bamako, correspondance)
Le 03/09/2026 à 08h40