La hausse des prix devrait grimper à 5,5 % en 2026 contre 3,7 % en 2025, indique la Banque mondiale qui explique cette situation par l’intensification des tensions géopolitiques à travers le monde.
«La hausse des cours mondiaux des produits de base qui a suivi le déclenchement du conflit au Moyen-Orient s’est principalement répercutée sur les prix à la consommation dans plus de la moitié des pays d’Afrique subsaharienne» malgré une série de mesures de la part de leurs gouvernements, note le rapport.
En raison de la flambée des cours du pétrole sur le marché mondial provoquée par la guerre au Moyen-Orient, de nombreux États africains, importateurs pour la plupart d’hydrocarbures, ont décidé au cours de ces derniers mois d’augmenter les prix des carburants à la pompe dans leurs pays.
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Selon la Banque mondiale, les pressions inflationnistes ont été les plus marquées dans les économies qui importent majoritairement leurs produits de base et dont le régime de change offre une flexibilité limitée.
L’inflation sur le continent pourrait toutefois s’«atténuer à moyen terme à mesure que les cours mondiaux des produits de base se stabilisent» et à condition d’un apaisement géopolitique conjugué à une «plus grande rigueur des politiques monétaires et budgétaires», affirme l’institution.
Les pays de l’Afrique subsaharienne pourraient connaître par ailleurs des «chocs» liés au climat, a alerté la Banque mondiale.
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La survenue du phénomène météorologique El Niño pourrait notamment «perturber la production agricole» et aggraver l’insécurité alimentaire, prévient-elle.
El Niño est un phénomène naturel qui se reproduit tous les deux à sept ans sous l’effet du réchauffement des eaux de surface de la mer, entraînant des modifications à l’échelle mondiale des vents, de la pression atmosphérique et du régime des précipitations.
D’après les prévisions mondiales, l’épisode de cette année aura une intensité inédite à l’ère moderne, aggravant les effets du changement climatique d’origine humaine, lui-même responsable de phénomènes météorologiques extrêmes.
