La Côte d’Ivoire veut porter sa production aurifère à 100 tonnes par an

Les pays d'Afrique de l'ouest souhaitent désormais mieux profiter de leurs importantes ressources aurifères. Nouveaux codes miniers plus favorables, nationalisation et renégociations des contrats signés sont engagés par les Etats.

Le 12/06/2026 à 15h07

La Côte d’Ivoire ambitionne de porter sa production d’or à 100 tonnes au cours de la prochaine décennie, contre seulement 59,33 tonnes en 2025, en s’appuyant sur une augmentation significative des investissements en la matière ainsi que sur plusieurs projets majeurs en cours de développement.

Dans cette perspective, il est attendu à ce qu’une nouvelle mine d’or à Boundiali (nord) soit mise en production d’ici 2028, après la présentation jeudi à Abidjan, de l’étude de faisabilité (PFS) de ce site qui devrait produire au total 1,5 million d’onces sur une durée de vie de 11 ans, rapporte la presse locale.

Quant au plan minier, il repose sur un prix consensuel de l’or de 4.076 USD l’once et prévoit un investissement initial de 342 millions USD pour la construction, note la même source, notant que la mise en service de ce nouveau site aurifère sera assurée par une compagnie minière australienne.

Selon les estimations, ce projet affiche une valeur actuelle nette (VAN) après impôt de 1,5 milliard USD et un taux de rendement interne (TRI) de 119%. La production annuelle moyenne est attendue à 185.000 onces au cours des cinq premières années d’exploitation.

Après la PFS, la société vise désormais la publication d’une étude de faisabilité définitive (DFS) d’ici fin 2026, note la même source, estimant que cette étape sera déterminante pour confirmer les paramètres techniques et économiques définitifs du projet en vue d’une décision finale d’investissement.

Et d’ajouter que dans cette dynamique, Boundiali figurera sur la liste des futurs pôles de croissance de l’industrie aurifère ivoirienne.

Par Le360 Afrique (avec MAP)
Le 12/06/2026 à 15h07