«Chaque navire qui exploite illégalement les ressources représente des recettes qui n’entrent pas dans les caisses de nos pays. Cela représente des emplois qui ne sont pas créés et une richesse qui ne profite pas aux communautés africaines», a souligné M. Chapo à l’inauguration, jeudi à Maputo, du Centre régional de surveillance, de contrôle et d’inspection des pêches de la SADC.
Il a indiqué que les conséquences de cette pratique dépassent les seules pertes financières, affectant également les moyens de subsistance de milliers de familles dépendantes de la pêche et menaçant la souveraineté économique des États côtiers.
«La lutte contre la pêche illégale exige une coordination régionale, un partage d’informations entre les pays, une harmonisation des procédures, de solides capacités techniques et institutionnelles, ainsi qu’une confiance mutuelle entre nos États», a-t-il relevé.
Il a noté que la nature de plus en plus transnationale des menaces pesant sur les ressources marines rend les réponses nationales isolées insuffisantes, soutenant qu’une «réponse efficace nécessite des institutions régionales fortes, des mécanismes permanents de coordination et des solutions collectives aux défis communs».
Lancé avec le soutien de la Banque mondiale et d’autres partenaires au développement, le nouveau Centre régional de surveillance, de contrôle et d’inspection des pêches de la SADC a pour vocation de renforcer la supervision des activités de pêche dans la région, d’améliorer l’échange d’informations entre les États membres, et de de favoriser les opérations conjointes de lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée.
L’inauguration de ce Centre s’est tenue en marge de la 3ème Conférence internationale sur l’économie bleue, qui réunit des représentants gouvernementaux, des experts, des investisseurs et des partenaires au développement afin de débattre du rôle de ce segment économique dans la croissance durable et la gestion responsable des ressources marines.
La conférence s’articule autour de sessions consacrées portant sur la gouvernance des océans, la sécurité maritime, la pêche et l’aquaculture, le financement, les énergies renouvelables, la biodiversité marine, le changement climatique et le commerce maritime.
