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L'Unicef et le gouvernement gabonais unis contre l'apatridie

Mise à jour le 15/01/2022 à 09h08 Publié le 15/01/2022 à 08h58 Par notre correspondant à Libreville Ismael Obiang Nze.

#Société
L'Unicef et le gouvernement gabonais unis contre l'apatridie
© Copyright : le360 Afrique/Ismael

#Gabon : Le Gabon et l'Unicef ont lancé une campagne d'identification des personnes dépourvues des papiers d'actes de naissance. Celle-ci s'achève le 26 janvier courant et vise à résoudre le problème de nombreux enfants sans existence légale et qui, du coup, ne peuvent être scolarisés.

C'est à la faveur d'un programme conjoint dénommé "citoyenneté et protection sociale des apatrides" que le ministère gabonais des Affaires sociales et le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) viennent d'initier une campagne d'identification des personnes dépourvues d'actes de naissance.

Depuis quelques jours, les mairies de l'arrondissement de Libreville servent de cadre à cette opération. Edith Blanche Poaty, coordonne le programme dans les locaux de la mairie du 3ème arrondissement de Libreville.

«Nous avons les parents qui viennent progressivement pour les renseignements. Parfois ils n'ont pas tous le dossier complet. Mais ceux qui en ont nous les recevons et les enregistrons pour la suite de la procédure. C'est une opération qui a démarré dans toutes les provinces du pays et qui se poursuit à Libreville», affirme-t-elle.

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L’apatridie est un statut non conforme aux droits humains. Les personnes apatrides dites «invisibles» n’apparaissent sur aucun document officiel. Dépourvus de nationalité, elles sont victimes de nombreuses discriminations: difficulté d’accès à la santé, refus d’accès aux mécanismes de protection sociale, à l’éducation, entre autres. Sans existence légale, ces enfants se retrouvent marginalisés. Une situation d’autant plus intolérable qu’elle pourrait être évitée.


Gervais Mandougou est dans ce cas sans acte de naissance. Il témoigne de l'accueille qui vient de lui être réservé sur le site.
«J'ai trouvé une équipe dévouée. Je pense qu'il était temps car c'est une situation difficile. Etre apatride, c'est ne pas exister», confie-t-il.

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Les personnes prises en compte dans le cadre de cette opération sont celles nées à l’hôpital et même celles nées hors des hôpitaux. Pour la première catégorie de personnes, il s’agira de fournir un certificat d’accouchement, une photocopie légalisée de la pièce d’identité (ou acte de naissance) de chacun des deux parents et deux photos d’identité (une pour l’enfant concerné et une pour sa mère). Pour la seconde catégorie, les documents à fournir sont: un certificat d’âge apparent délivré par les médecins agréés, une photocopie légalisée de la pièce d’identité (ou acte de naissance) de chacun des deux parents, 4 photocopies légalisées des pièces d’identité de 4 témoins contresignés 3 fois et deux photos d’identité (une pour l’enfant concerné et une pour sa mère).

Cette campagne d'identification des apatrides au Gabon s'achève le 26 janvier courant.
Le 15/01/2022 Par notre correspondant à Libreville Ismael Obiang Nze.