La police parle de surcharge et d’une défectuosité du système de freinage. Le camion qui partait de la sous-préfecture de Matakaou pour la commune urbaine voisine de Koubia, transportait plus d’une quarantaine de personnes qui avaient pris place sur des fagots de bois de chauffe et des sacs de céréales et légumes. L’accident qui s’est produit à plus d’une vingtaine de kilomètres de sa destination finale, a fait cinq morts sur place. Quarante autres ont été blessés dont 35 dans un état grave, selon le chef du centre de santé de Matakaou cité par le site Guineematin.com
Les blessés ont été transférés d’urgence à l’hôpital le plus proche pour y recevoir les premiers soins.
En Guinée, les nombreux accidents de la route ont pour causes principales la mauvaise conduite, le manque de contrôle technique, le mauvais état du réseau routier. Du 1er janvier 2017 au 20 décembre dernier, la police a enregistré 3 639 cas d’accidents de la route qui ont fait 246 morts, 1606 blessés dont 799 cas graves. «Comparé à 2016, le bilan de la sécurité routière en 2017 montre une importante baisse du nombre des victimes», précise le commissaire Hamidou Babacar Saar, directeur national de la sécurité routière. En 2016, le pays avait été endeuillé par 4082 accidents.
En mai 2017, l’un des plus graves accidents a fait 21 morts, à environ 50 kilomètres de la capitale Conakry. C’était un minibus bondé qui avait été écrasé par un camion dont la benne était remplie de sable. «La réalité c’est qu’il y a trop de cas d’excès de vitesse, mais aussi la non-maitrise de la conduite. Les gens conduisent souvent en Guinée avec des faux permis, ce qui peut entrainer des conséquences graves comme ces accidents malheureux », explique le commissaire Saar.
