A l’initiative du haut représentant du président malien Ibrahim Boubacar Kéïta cahrgé de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation, les responsables de la Coordination des mouvements de l’Azawad (Cma) et le Groupe d’autodéfense touaregs imghads et alliés (Gatia) sont à Bamako pour tenter de faire taire les armes.
Trouver une issue pacifique et durable au conflit intercommunautaire qui oppose la CMA et le GATIA afin de faire avancer la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation, constitue l’objectif de cette rencontre de dernière chance à Bamako entre les responsables des deux groupes armés signataires de l’accord.
La rencontre est convoquée sur initiative de Bamako, ce qui est en soi un fait très important. Car tous les accords et arrangements précédents entre groupes (Anefis, Niamey) se sont faits sans la participation directe du gouvernement du Mali. En convoquant cette rencontre à Bamako sous l’égide du haut représentant du Président IBK pour la mise en œuvre de l’accord, l’inspecteur général Mahamadou Diagouraga, l’Etat se met ainsi au dessus de la mêlée avec cette fois-ci une chance d’imposer son leadership.
C’est tout le noyau dur de la rébellion qui est à Bamako depuis jeudi dernier. Après une prise de contact vendredi, des échanges ont eu lieu dimanche et se poursuivront dans la semaine afin d’obtenir l’arrêt des affrontements et instaurer un dialogue entre les deux frères ennemis pour le retour de la confiance.
L’issue de cette rencontre déterminera sans doute la suite du processus de paix, bloqué par cette guerre fratricides à Kidal. Pour y parvenir, Bamako et la médiation internationale doivent user de toute leur diplomatie car, il s’agit d’amener deux communautés, en constant conflit, à cohabiter ensemble à Kidal.
