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Vidéo. Mauritanie: à Rosso, le Covid-19, une catastrophe pour les sociétés d'évènementiel

Mise à jour le 07/03/2021 à 14h15 Publié le 07/03/2021 à 14h13 Par De notre correspondant à Nouakchott Amadou Seck

#Société
Mauritanie: à Rosso, le Covid-19, une catastrophe pour les sociétés d'évènementiel
© Copyright : Le360 Afrique/Seck

#Mauritanie : Les professionnels de l'évènementiel de Rosso, ville frontalière avec le Sénégal, sont durement touchés par la pandémie du Covid-19. Témoignages.

Amadou Sy, directeur général de "Rosso Bâches", une société qui fournit de la sonorisation, et dont les employés sont spécialisés dans la logistique liée aux spectacles, avait fondé son entreprise en 2015. Mais le Covid-19 est venue plomber toutes ses activités, après l’interdiction des rassemblements notifiée par les autorités. De plus, aucune assistance du gouvernement ne lui a été accordée, pas plus qu'à tous les organisateurs de cérémonies.

Ici, à Rosso, cité carrefour située entre les deux rives de la vallée du fleuve Sénégal, pays limitrophe, dans la province du Fouta, la position géographique stratégique de cette ville frontalière permettait, il y a un an encore, un business florissant aux animateurs de cérémonies: les manifestations politiques, culturelles, religieuses et sociales étaient organisées par dizaines. 

Cette activité est aujourd'hui durement impactée par la pandémie du coronavirus. Il y a un an encore, Amadou Sy était très sollicité, aussi bien à Rosso, qu'à Nouakchott, et parfois même au Sénégal. 

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Son entreprise a ainsi pu enregistrer de bons résultats au cours des cinq années précédant la pandémie du Covid-19, avec des recettes mensuelles variant entre 200.000 et un million d'ouguiyas, soit entre 476 et 2.380 euros, jusqu'en mars 2020, où son activité s'est littéralement effondrée. 


Arafat Mohamed, ressortissant de Rosso, et lui aussi gérant d'une société organisatrice d'évènements, évoque son activité autrefois florissante, avant la pandémie du Covid-19. Ses revenus mensuels s'échelonnaient alors entre 150.000 à 200.000 ouguiyas, au cours des mois fastes.

Mais toute cette industrie s’est aujourd'hui à l'arrêt, et, depuis, ce père de famille n’a plus de ressources pour faire vivre son épouse et ses enfants, ni pour payer ses employés.
Le 07/03/2021 Par De notre correspondant à Nouakchott Amadou Seck