L’assaillant, qui s’est rendu à la police, a ouvert le feu sur des personnes qui venaient d’assister aux funérailles d’une représentante locale de l’ANC tuée la semaine dernière. La fusillade s’est déroulée à Katlehong, au sud-est de Johannesburg.
Si on ignore en l’état le mobile du suspect, l’enquête a été confiée à l’unité de la police spécialisée dans les assassinats politiques.
Sur les neuf premiers mois de l’année, 43 homicides politiquement motivés ont été recensés en Afrique du Sud par l’Initiative mondiale contre la criminalité organisée transnationale (GI-TOC). Ce décompte dépasse d’ores et déjà les chiffres de précédentes années électorales, comme les municipales de 2021 ou les élections générales de 2024, selon l’organisme international.
Ces assassinats ciblés peuvent être motivés par la volonté d’éliminer un candidat d’un autre parti ou un rival au sein de son propre camp, afin de s’assurer par exemple un poste de conseiller municipal, considéré comme lucratif.
Dans un communiqué confirmant le décès de ses quatre membres, la ligue de jeunesse de l’ANC a souligné que, selon ses informations, «le suspect n’est pas membre de l’ANCYL ou de l’ANC».
L’ANCYL est la branche jeunesse de l’ANC, le parti qui a mené la lutte contre l’apartheid et dirige le pays depuis les premières élections multiraciales de 1994.
Accusé de mauvaise gouvernance et éclaboussé par des scandales de corruption, l’ANC a perdu sa majorité absolue lors des élections générales de 2024, le contraignant à former un gouvernement de coalition.
