Le Burkina est dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré, arrivé au pouvoir à la suite d’un coup d’Etat militaire en septembre 2022.
En juillet 2025, le chef de la junte a promulgué une loi qui encadre la liberté d’association, les ONG et les syndicats.
A la même période, le régime militaire avait révoqué en l’espace d’un mois l’autorisation d’exercer de 21 ONG pour raison administrative, selon lui, et suspendu dix autres associations pour une durée de trois mois.
Mercredi, ce sont 118 autres associations, toutes basées au Burkina et dont une grande partie sont engagées dans la défense des droits humains, sont interdites d’exercer sur l’ensemble du pays, selon un communiqué du ministre de l’Administration territoriale, Emile Zerbo.
«Tout contrevenant s’expose aux sanctions prévues par la règlementation en vigueur», prévient M. Zerbo, invitant les responsables d’associations à se conformer aux «dispositions» de la nouvelle loi.
