Cette fonction est considérée comme particulièrement sensible, compte tenu des relations très tendues entre l’Afrique du Sud et l’administration du président Donald Trump, qui a expulsé l’ambassadeur précédent il y a un an.
M. Meyer prendra ses fonctions «immédiatement après l’achèvement de toutes les procédures protocolaires à Washington», a dit à l’AFP le porte-parole de la présidence, Vincent Magwenya.
Agé de 78 ans, Roelf Meyer était un ministre réformiste dans le dernier gouvernement d’apartheid dirigé par le Parti national (NP) et un acteur clé de la transition démocratique qui a conduit aux premières élections multiraciales sud-africaines en 1994.
Avocat de formation, cet Afrikaner a été le principal négociateur du NP lors des pourparlers multipartites du début des années 1990 sur le démantèlement de l’apartheid. Il a ensuite cofondé le Mouvement démocratique uni (UDM), qui n’a pas réussi à obtenir un large soutien.
En 2006, Roelf Meyer a rejoint ses anciens ennemis en devenant membre du Congrès national africain (ANC), qui a conduit la lutte contre la domination de la minorité blanche.
Washington a expulsé le précédent ambassadeur sud-africain en mars 2025 après que celui-ci eut critiqué le mouvement «Make America Great Again» (MAGA) du président Donald Trump.
Le gouvernement américain reproche au gouvernement sud-africain une prétendue «persécution» des Afrikaners, les descendants des premiers colons européens, ainsi que sa plainte pour «génocide» déposée devant la Cour internationale de justice (CIJ) et visant Israël pour sa guerre à Gaza.
Donald Trump a nommé ambassadeur à Pretoria, en mars 2025, Brent Bozell, fondateur du Media Research Center, un observatoire américain critique des médias, et fervent soutien d’Israël. Cyril Ramaphosa a seulement reçu ses lettres de créance mercredi 8 avril.
