Les États-Unis ont remis du matériel militaire à l’armée du Niger

Armée nigérienne. 

Armée nigérienne.  . DR

Le 29/05/2026 à 18h05

Les États-Unis ont fait don cette semaine de matériel militaire au Niger, une étape supplémentaire de la reprise progressive de la coopération entre les deux pays, a indiqué vendredi l’ambassade américaine à Niamey.

Washington avait suspendu une grande partie de son aide au développement et de sa coopération militaire avec le Niger après l’arrivée au pouvoir d’une junte par un coup d’État en juillet 2023. En 2024, l’armée américaine, engagée dans la lutte antijihadiste, avait été chassée du pays par le régime.

Selon l’ambassade américaine à Niamey, les États-Unis ont remis en début de semaine «neuf conteneurs de matériel militaire, d’une valeur d’environ 2,3 millions de dollars» (environ 2 millions d’euros), aux Forces armées nigériennes (FAN) à Niamey.

Cette livraison comprend des uniformes, des équipements de protection, des fournitures médicales et du matériel de sauvetage, précise l’ambassade sur son site.

«Ce soutien témoigne de l’engagement commun des États-Unis et du Niger à lutter contre le terrorisme, à combattre les réseaux criminels et à renforcer la sécurité aux frontières», souligne-t-elle.

Le régime militaire nigérien, qui ne cesse de prôner sa souveraineté, avait également obtenu le départ de l’armée de la France, ancienne puissance coloniale, qui luttait aussi contre les groupes jihadistes. Il s’est rapproché d’autres partenaires, comme la Russie notamment.

Le retrait des militaires américains du Niger et la fermeture de leur stratégique base de drones d’Agadez (nord) a particulièrement limité leurs capacités de surveillance au Sahel.

Mais ces derniers mois, les États-Unis ont repris les échanges avec le Niger, le Mali et le Burkina Faso, trois pays gouvernés par des juntes et réunis au sein de la confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), afin de rétablir des canaux de coopération en matière de renseignement, contenir les influences russe et chinoise et préserver leur accès aux ressources minières.

Mi-mars, le haut responsable du département d’État américain pour l’Afrique, Nick Checker, s’était rendu dans ces trois pays sahéliens pour présenter la nouvelle vision de Washington. Il avait assuré en avril que les régimes militaires de l’AES souhaitaient reprendre une coopération sécuritaire avec les États-Unis.

Niger, Mali et Burkina Faso sont minés depuis plus d’une décennie par les violences de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda et à l’État islamique qui ont fait des milliers de morts sur de larges pans de leurs territoires.

Par Le360 Afrique (avec AFP)
Le 29/05/2026 à 18h05